En 1982, Stephen King publie le premier livre de la série de "La Tour Sombre" inspirée par un poème de Robert Browning "Le Chevalier Roland s'en vint à la Tour noire".
Mêlant horreur, western, science-fiction et fantasy, elle retrace le périple de Roland de Gilead, un pistolero à la poursuite d'un homme en noir dont il juré de se venger.
Son voyage le conduira à rencontrer Susannah, Jake et Eddie avec lesquels il formera un groupe où les capacités de chacun seront mise à l'épreuve durant leur recherche de la Tour Sombre, le pilier lient et équilibrant l'ensemble des mondes alternatifs.
Tout au long de l’œuvre, Stephen King insère des références à d'autre de ses livres mais l'ensemble se laisse lire sans avoir forcément avoir besoin de connaître ces dites œuvres.
Le mélange subtil de genres habituellement très opposés rend l'expérience de lecture très riche et permet l'intégration de scènes où l'on assiste par exemple à un duel d'énigme contre une intelligence artificielle ou encore un sorcier qui met le bazar dans le New-York des années 70.
De nombreux thèmes reviennent comme celui de la Tour dont une itération existe en chaque monde, la rose trouvée par Jake dans New-York et qu'il faut protéger à tout prix ou encore la clef à la forme si unique et dont la serrure semble échapper au groupe.
La série peut autant se voir comme une quête chevaleresque que comme épopée de science-fiction et c'est cette particularité qui rend la Tour Sombre unique en son genre.
Et même si l'antagoniste principal est profondément maléfique, la série n'est en rien manichéenne car les protagonistes ont tous en eux une part d'ombre très importante et celle-ci les pousse par moment à faire des choix moralement questionnables.
Je crains de devoir écourter ici mon article car résumer huit livres sans trop en dire est particulièrement compliqué.
Sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave une rose y pousse.
Bienvenue à vous dans ma Cave.
Ici, vous pourrez trouver divers articles traitant aussi bien de mangas que de livres ou de jeux vidéo ainsi que quelques autres sujets.
Je vous souhaite une bonne lecture, une bonne visite et une bonne soirée/journée/nuit/semaine/année/Pâques (rayer les mentions inutiles et adapter cette dernière formule à votre convenance)
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dimanche 22 décembre 2019
dimanche 8 décembre 2019
Stratégie du Milieu
Même si vous n'avez pas lu les livres ou vu les films, je pense que vous n'êtes pas sans connaître le "Le Seigneur des Anneaux" et si tel n'est pas le cas, je vous invite à vous renseigner sur cette œuvre d'Heroic Fantasy majeure car pour en parler, j'aurais besoin de rédiger un article entier dessus.
Et comme ce n'est pas l'objectif de celui-ci, je vous laisse le soin de creuser le sujet de votre côté.
En l'occurrence, ce dont je vais parler aujourd'hui est de l'adaptation de la saga en jeu vidéo, plus précisément en STR (Stratégie en Temps Réel) dans un titre nommé "Bataille pour la Terre du Milieu II" (et non je n'ai pas joué au premier).
Et pour ce faire, je vais résumer ce qu'est un STR.
Il s'agit d'une catégorie de jeux dans lesquels ont commande des unités en temps réel (merci Capitaine Évidence) afin de remplir des objectifs précis ou d'éliminer le camp adverse.
Ils se déclinent sous différentes formes allant de la gestion d'unités spéciales déployées en terrain ennemi, à des batailles spatiales dantesques (j'adore ce mot) opposant empires galactiques à la conquête de l'univers.
Dans le cas présent, nous nous trouvons face à un système classique de bataille entre 2 (ou plus) camps.
Plus précisément, le joueur sélectionne une faction parmi les six disponibles (sept s'il est en possession de l'extension intitulée "L'Avènement du Roi-Sorcier" qui rajoute la faction d'Angmar) à savoir les Homme de l'Ouest, les Elfes et les Nains du côté du Bien et L'isengard, le Mordor et les Gobelins du côté du Mal.
D'entrée de jeu, il a le contrôle d'une forteresse de son camp ainsi que d'un constructeur et quelques points de ressources nécessaire à la construction de différents bâtiment permettant la production de davantage de ressources, la construction de structures défensives (comme des tours ou des murs) et l'entraînement d'unités de combat dans le but de procéder au ravalement de façade de la partie adverse.
Pas d'inquiétude si dans votre emportement vous avez claqué tout le budget de départ dans le ministère de la défense, votre forteresse produit une quantité stable de ressources, mais celle-ci sert plus à dépanner le joueur en galère plutôt que de permettre la mise en place d'une économie viable étant donné le rendement faible de la structure.
Chaque camp a des unités spécifiques et des spécialités que je ne vais pas détailler ici afin de vous laisser des choses à découvrir.
Bien entendu, il serait trop simple de pouvoir voir votre/vos adversaires et ses troupes sur la carte, aussi cette dernière est-elle recouverte d'un voile occultant tout ce qui se trouve hors du champs de vision de vos unités.
Pour vaincre l'ennemi, il faudra d'abord le trouver et s'il vous trouve en premier, j'espère que vos défenses sont solides.
Parmi les particularités qu'ajoute cet opus, on trouve la possibilité de trouver Gollum sur la carte et de le tuer pour obtenir l'Anneau Unique.
Mais cette tâche ne sera pas aisée car il possède un pouvoir le rendant invisible sauf aux yeux de certains unités.
Une fois que ce crapaud a lâché son Précieux Trésor, vos soldats doivent le ramener à votre château (ou l'un de vos châteaux, car il est possible de construire plusieurs forteresses, mais c'est un détail) et dès que le livreur UPS est arrivé à bon port, vous obtenez la possibilité d'invoquer un héros surpuissant.
Sauron si vous avez choisi une faction du Mal ou Galadriel sir vous avez choisi le Bien.
Mais c'est à double tranchant car une fois l'Anneau entre vos mains (ou celles de votre adversaire) la forteresse le renfermant devient visible aux yeux de votre ennemi malgré le brouillard de guerre.
Deuxième ajout, la capacité de créer ses propres héros (des unités uniques, celles déjà présentes en jeu reprennent des personnages existants dans l'oeuvre de Tolkien, elles ont une échelle de progression sur 10 niveaux et chacun d'eux débloque des pouvoirs et renforce le héros).
Après avoir sélectionné le type de héros que vous voulez créer, ce qui le rendra accessible à telle ou telle faction et donnera l'accès à des pouvoirs relatifs à son archétype.
Vous avez un certain nombre de points à attribuer à celui-ci dans différentes statistiques, un peu comme lors de la création d'un personnage de jeu de rôle.
Vous pouvez également définir son nom, modifier son apparence et choisir ses pouvoirs en suivant certains limitations.
Il n'est pas compliqué de créer des héros surpuissants en quelques minutes, mais les limitations gardent le tout relativement équilibré.
Je pense en avoir assez dit sur ce jeu et sur ce, je vous laisse, je retourne dans ma Cave j'ai une carte à étudier.
Et comme ce n'est pas l'objectif de celui-ci, je vous laisse le soin de creuser le sujet de votre côté.
En l'occurrence, ce dont je vais parler aujourd'hui est de l'adaptation de la saga en jeu vidéo, plus précisément en STR (Stratégie en Temps Réel) dans un titre nommé "Bataille pour la Terre du Milieu II" (et non je n'ai pas joué au premier).
Et pour ce faire, je vais résumer ce qu'est un STR.
Il s'agit d'une catégorie de jeux dans lesquels ont commande des unités en temps réel (merci Capitaine Évidence) afin de remplir des objectifs précis ou d'éliminer le camp adverse.
Ils se déclinent sous différentes formes allant de la gestion d'unités spéciales déployées en terrain ennemi, à des batailles spatiales dantesques (j'adore ce mot) opposant empires galactiques à la conquête de l'univers.
Dans le cas présent, nous nous trouvons face à un système classique de bataille entre 2 (ou plus) camps.
Plus précisément, le joueur sélectionne une faction parmi les six disponibles (sept s'il est en possession de l'extension intitulée "L'Avènement du Roi-Sorcier" qui rajoute la faction d'Angmar) à savoir les Homme de l'Ouest, les Elfes et les Nains du côté du Bien et L'isengard, le Mordor et les Gobelins du côté du Mal.
D'entrée de jeu, il a le contrôle d'une forteresse de son camp ainsi que d'un constructeur et quelques points de ressources nécessaire à la construction de différents bâtiment permettant la production de davantage de ressources, la construction de structures défensives (comme des tours ou des murs) et l'entraînement d'unités de combat dans le but de procéder au ravalement de façade de la partie adverse.
Pas d'inquiétude si dans votre emportement vous avez claqué tout le budget de départ dans le ministère de la défense, votre forteresse produit une quantité stable de ressources, mais celle-ci sert plus à dépanner le joueur en galère plutôt que de permettre la mise en place d'une économie viable étant donné le rendement faible de la structure.
Chaque camp a des unités spécifiques et des spécialités que je ne vais pas détailler ici afin de vous laisser des choses à découvrir.
Bien entendu, il serait trop simple de pouvoir voir votre/vos adversaires et ses troupes sur la carte, aussi cette dernière est-elle recouverte d'un voile occultant tout ce qui se trouve hors du champs de vision de vos unités.
Pour vaincre l'ennemi, il faudra d'abord le trouver et s'il vous trouve en premier, j'espère que vos défenses sont solides.
Parmi les particularités qu'ajoute cet opus, on trouve la possibilité de trouver Gollum sur la carte et de le tuer pour obtenir l'Anneau Unique.
Mais cette tâche ne sera pas aisée car il possède un pouvoir le rendant invisible sauf aux yeux de certains unités.
Une fois que ce crapaud a lâché son Précieux Trésor, vos soldats doivent le ramener à votre château (ou l'un de vos châteaux, car il est possible de construire plusieurs forteresses, mais c'est un détail) et dès que le livreur UPS est arrivé à bon port, vous obtenez la possibilité d'invoquer un héros surpuissant.
Sauron si vous avez choisi une faction du Mal ou Galadriel sir vous avez choisi le Bien.
Mais c'est à double tranchant car une fois l'Anneau entre vos mains (ou celles de votre adversaire) la forteresse le renfermant devient visible aux yeux de votre ennemi malgré le brouillard de guerre.
Deuxième ajout, la capacité de créer ses propres héros (des unités uniques, celles déjà présentes en jeu reprennent des personnages existants dans l'oeuvre de Tolkien, elles ont une échelle de progression sur 10 niveaux et chacun d'eux débloque des pouvoirs et renforce le héros).
Après avoir sélectionné le type de héros que vous voulez créer, ce qui le rendra accessible à telle ou telle faction et donnera l'accès à des pouvoirs relatifs à son archétype.
Vous avez un certain nombre de points à attribuer à celui-ci dans différentes statistiques, un peu comme lors de la création d'un personnage de jeu de rôle.
Vous pouvez également définir son nom, modifier son apparence et choisir ses pouvoirs en suivant certains limitations.
Il n'est pas compliqué de créer des héros surpuissants en quelques minutes, mais les limitations gardent le tout relativement équilibré.
Je pense en avoir assez dit sur ce jeu et sur ce, je vous laisse, je retourne dans ma Cave j'ai une carte à étudier.
dimanche 29 septembre 2019
Trésor Égyptien
Nous sommes au début du
XXième siècle en Égypte, dans le petit village de Mit Rehina.
Rami est un jeune orphelin
de 11 ans vivant avec son grand frère marchand de tapis.
Un jour une équipe
archéologique s'installe à proximité du village et par un concours
de circonstances, notre jeune protagoniste se retrouve à travailler
pour le directeur des fouilles.
Commence alors une belle
histoire d'amitié entre le jeune garçon et le scientifique qui
conduira à une fable sur l'amitié, l'importance de la culture et la
force de l'éducation.
Je parle ici du livre « Le
Trésor d'Hor Hotep » de Katia Sabet édité chez Gallimard que
j'ai découvert à l'âge de 11 ans.
Je ne sais plus combien de
fois j'ai lu et relu cette œuvre, en revanche je sais que malgré
mes goûts en matière de livres qui portent davantage sur des
aventures peu réalistes j'aime toujours autant ce livre alors que
j'ai largement passé la vingtaine.
Cela peut vous sembler un
argument assez arbitraire et je le conçois, car après tout il est
purement subjectif, cela dit je ne compte pas tant de livres que j'ai
lu au début de mon adolescence que j'ai autant de plaisir à lire à
l'heure actuelle.
J'irais même plus loin
car avec l'âge et la maturité certaines scènes me touchent bien
plus aujourd'hui.
Certes, l'intrigue est
relativement simple afin d'être accessible aux plus jeunes, mais
certaines scènes traitent de sujets matures et ne prennent pas de
pincettes en passant les détails.
En résumé, ce livre
s'adresse à la jeunesse sans pour autant l'infantiliser.
Sur ce, je vous laisse et
je retourne dans ma Cave explorer une tombe pharaonique.
dimanche 7 juillet 2019
Être Génial (en quelques sortes)
Tout d'abord, je tiens à vous
présenter mes excuses pour cet article vraiment court par rapport à
l'accoutumée.
Il existe un homme, Tom Cutler, qui un
jour s'est plongé dans la rédaction d'un livre intitulé "211
Idées pour devenir un Garçon Génial" (disponible aux éditions
Marabout).
Alors me regardez pas comme ça, c'est
le livre qui s'appelle comme ça, de plus il existe sa contrepartie
féminine (que j'aimerais lire soit dit en passant).
Mais laissons là les considérations
de genre car à la lecture de ce livre, vous allez rire et peut-être
même (c'est d'ailleurs plutôt une certitude) apprendre des choses.
Tout au long des pages, ordonnées
selon huit catégories, vous allez découvrir de nombreux sujets
variés et plus ou moins utiles, comme jouer du biniou ou prononcer
un discours.
On trouvera également pêle-mêle des
recettes de cuisine, des petits tours de magie voire quelques
méthodes pour briller en société sans maîtriser certains sujets
comme, par exemple, choisir un vin à table.
Chacun des ces trucs est traité avec
beaucoup d'humour et on passe un moment véritable agréable à les
lire et les relire.
J'ai moi-même reçu ce livre à un
moment de ma vie où je n'allais vraiment pas bien et j'ai pu me
relever, dans une certaine mesure, grâce à sa lecture.
Je suis sincèrement désolé car
résumer davantage ce livre risquerait de me faire écrire
entièrement un de trucs donnés dedans et je ne pense pas en avoir
le droit.
Sur ce, c'est avec un immense regret
que je vous laisse déjà, et je retourne dans ma Cave pour apprendre
à calculer l'heure d'un décès.
dimanche 31 mars 2019
Saga Spatio-Solaire
Nous sommes en 2427, plus de deux siècles après le départ des
premiers colons spatiaux de la Terre.
Le voyage spatial a été grandement
facilité grâce au donc de la technologie des réacteurs
interstellaires par les Ildirans, la race extra-terrestre la plus
avancée rencontrée par l’Humanité.
En parallèle, deux archéologues
humains spécialisés dans les civilisations extra-terrestres, les
époux Colicos, ont découvert une méthode pour enflammer une géante
gazeuse pour créer un nouveau soleil.
Ce faisant, les terriens comptent
rendre habitables des planètes environnantes. Ce qu’ils ignorent
c’est qu’ils ont déclenché la colère d’un empire qui jusque
là vivait caché.
C’est ainsi que commence « La
Saga des Sept Soleils » série en sept volumes écrite par
Kevin J Anderson.
Un des premiers points qui m’a
frappé, est le système de narration.
Je suis plutôt habitué à des
chapitres titrés ou marqués par des chiffres. Avec cette série,
j’ai découvert une méthode. Chaque partie du récit se centre sur
le point de vue d’un personnage, nommé en début de partie, et la
partie suivante ne suit pas toujours avec un autre acteur du récit
situé au même endroit.
J’ai été surpris d’abord, puis
j’ai vite intégré ce système et la reste de la lecture s’est
poursuivit sans plus de problème.
L’histoire en elle-même est bien
montée, et plus elle avance, plus on en apprend sur la vérité
cachée de la galaxie.
Chaque faction a une histoire bien
écrite et leurs interaction sont vraiment réalistes, par exemple
lorsque l’une d’entre elles reprend des concepts idéologiques
d’une autre à son profit.
Si je devais cependant marquer un
point négatif, ce serait la lenteur avec laquelle la scénario se
met en place. Mais après tout, mettre en place un univers complexe
prend du temps.
Sur ce, je vous laisse, je dois
retourner dans ma Cave afin de dessiner des cartes spatiales,
dimanche 25 novembre 2018
Le Meurtre Appelle Le Meurtre
Macbeth semble ne pas pouvoir être plus en état de grâce, il
a exécuté un traître au royaume d’Écosse et a récupéré son titre par décision du
Roi Duncan, mais de sombres sorcières ont révélé au juste noble qu’il serait
souverain à la place de son suzerain, mais que son ami Banquo serait l’origine
des monarques suivants.
Sa convoitise et son ambition ainsi attisées, Macbeth va
entamer une longue descente dans les Enfers et la bestialité.
Voilà le point de départ de « Macbeth », tragédie
que William Shakespeare rédigea aux alentours de 1606.
Au fil du texte, l’auteur de Stratford-upon-Avon dépeint une
descente lente et inéluctable de son personnage dans la folie et la paranoïa.
En parallèle, les autres protagonistes de la pièce qui s’organisent
pour le renverser se donnent des masques de violence qui ne leur vont pas.
J’ai beaucoup apprécié les jeux de miroir et de vases communicants
mis en place au long des cinq actes de la tragédie.
De même, la façon dont la culpabilité de Macbeth le rend fou
et est représentée à travers les visions est une preuve supplémentaire de la
maestria dont Shakespeare a déjà fait montre maintes fois dans ses œuvres précédentes.
En cela, on pourrait avancer que « Macbeth » est l’aboutissement
de sa réflexion sur le mal.
« Certaines âmes ont des dents. N’éveillez pas leur
faim » écrivait Victor Hugo à propos de cette pièce et l’on comprend bien
pourquoi.
Parler d’une pièce de théâtre est une expérience
intéressante et sur ce, je vous laisse, je dois retourner dans ma Cave, je
crois que trois sorcières m’appellent.
dimanche 2 septembre 2018
Ange Secret
Langelot est un jeune homme de 18 ans qui semble tout à fait
ordinaire au premier abord, et c’est tant mieux car autrement, son métier d’agent
secret rattaché au Service National d’Information Fonctionnelle (ou SNIF pour
faire plus court) serait bien plus compliqué.
Son nom est, par ailleurs, également celui de la série de
livres écrite entre 1965 et 1985 par Vladimir Volkoff (alias Lieutenant X) un ancien officier du
renseignement français.
De par son expérience, il donne à ses récits un part de
réalisme plus poussée tout gardant une dimension romancée dans les aventures de
son héros.
Un des traits distinctifs de la série est l’humour du
personnage principal dont l’espièglerie lui fera jouer des tours à ses ennemis.
Humour que l’on retrouve également lorsque sont tournés en ridicules des
personnages se prenant trop au sérieux.
Volkoff intègre également dans ses œuvres un message éducatif au travers
des valeurs portées par les personnages, comme par exemple le combat pour sa
patrie ou l’appel à l’action en moquant la jeunesse idéaliste des années 70-80
Même si le schéma narratif change peu au cours des 40
volumes de la série, on a plaisir à suivre les aventures du jeune homme et sa
manière, parfois irrévérencieuse, d’agir et de contrer les machinations de ses
ennemis.
Et bien que les livres aient plus de trente ans pour le
dernier publié, ils restent ancrés dans une actualité, certes vieillissante,
mais non négligeable.
C’est tout pour moi, sur ce, je vous laisse et je retourne
dans ma Cave, je reçois une transmission cryptée.
dimanche 13 mai 2018
Marcher, Contrer le Vent
Dans un monde cinglé par des vents d’une violence parfois
inouïe, une équipe de vingt-trois hommes et femmes décide de marcher à contrevent
pour en découvrir sa source. Tel est le but de la Horde.
Et tel est également le court résumé de la Horde du
Contrevent, roman mélangeant Science-Fiction et Heroic Fantasy issu de l’imagination
d’Alain Damasio.
Nous suivons, au cours de l’aventure, les points de vue de
chacun des vingt-trois membres de la Horde et quand je dis chacun des membres,
je n’exagère en rien
Ils possèdent chacun leur façon de penser et de s’exprimer,
et ont tous un symbole distinctif affiché en début de paragraphe lorsque vient
leur tour de parler. Ce qui, en mon humble opinion, relève du tour de force en
terme d’écriture.
Chacun d’entre eux a une mission bien spécifique, l’un sera
en charge de décrypter les vents, une autre devra s’occuper du feu, celui-ci
répare les outils, celle-ci cherche l’eau, etc…
Ils font preuve d’une discipline et d‘une coordination
parfaite, il suffit que Golgoth, leur chef, hurle un ordre pour qu’il soit
aussitôt exécuté.
Cet esprit d’équipe est extrêmement important lorsqu’ils
font face à un furvent, la forme du vent la plus violente qu’ils connaissent
devant laquelle tout est emporté, humains comme maisons.
Mais cela sera-t-il suffisant pour atteindre l’extrême-amont
renfermant, ils l’espèrent, le secret du vent alors que trente-trois hordes se
sont déjà succédées auparavant sans jamais y parvenir ?
J’aime beaucoup ce livre mêlant admirablement des éléments
de science-fiction et le d’heroic fantasy. De par sa narration à travers
différents points de vue on obtient une vision globale des motivations de
chaque personne composant le groupe et il apparaît que tous ne sont pas impliqués
au même degré, et cela pourrait bien nuire à la cohésion du groupe.
Bien entendu, à travers les yeux des marcheurs est décrit le
monde qu’ils traversent et l’on découvre au fur et à mesure du récit une nature
bien étrange où les méduses volent au milieu des nuages et dans laquelle d’étranges
amas de matières altèrent toute matière vivante passant à travers eux.
On y découvre aussi les engins construits par les autres
voyageurs et qui se servent du vent pour se déplacer, mais également grâce à un
système de sirènes leur permettant de repérer les ports où ils peuvent s’amarrer.
J’aimerais parler davantage de cette œuvre, mais je crains
vous avoir déjà gâché une bonne partie de la découverte aussi vais-je m’arrêter
ici.
Cela dit, comme d’habitude j’espère vous avoir donné envie
de lire ce livre et sur ce je vous laisse, je dois aller me planquer dans ma
Cave car un furvent arrive.
dimanche 18 février 2018
Musicien, alchimiste et tueur
Ces trois mots représentent une partie des titres que porte le
personnage de la série de romans de Patrick Rothfuss.
Son nom, parmi tant d’autres, est Kvothe. Un homme né au
sein d’une troupe de comédiens ambulante. Il est au terme de sa vie et donne à
un chroniqueur trois jours pour consigner ses mémoires.
Dès lors commence le récit de ce personnage singulier, aussi
intelligent qu’il est arrogant.
Après le massacre de sa famille et de son professeur par des
entités mystérieuses nommées Les Chandrians, il se retrouve à errer dans une
ville et à devoir survivre comme un vaurien, usant de ses capacités de comédien
et apprenant les méthodes des filous.
Mais sa rencontre avec Skarpi, un conteur déclamant une
histoire parlant des Chandrians, réveille le désir de vengeance de Kvothe et le
pousse à se diriger vers l’Université où
sont enseignées les connaissances les plus poussées de la magie, de l’alchimie
et de bien d’autres sciences et où se trouvent parmi les ouvrages les plus
rares et les plus vieux du monde. Il espère y trouver des pistes concernant les
démons qu’il recherche mais découvrir quel est le Nom du Vent.
Un des points intéressant du livre est le retour au présent
durant lequel Kvothe relate sa vie, non pas à cause du procédé en lui-même qui
a déjà été exploité dans d’autres œuvres, mais parce que cela met en exergue la
légende du protagoniste qu’il a bâtie de ses mains et qui a pris forme à peine
quelques années avant le début du premier livre.
Légende qui a tant gagné en importance que son auteur est
déjà connu à travers le monde et que des déformations de celle-ci se murmurent
dans les villes comme s’en propageraient d’autres concernant des héros morts
depuis déjà des siècles.
Ce que j’apprécie particulièrement est la manière dont a été
écrit Kvothe. On a affaire à un personnage qui est loin d’être parfait. Il est
plus souvent arrogant et sûr de sa propre intelligence qu’il ne réfléchis
calmement et prend le temps d’analyser son adversaire. Cela lui joue par
ailleurs de nombreux tours fâcheux pour le moins que l’on puisse dire.
Voilà qui conclut cet article, sur ce je vous laisse, je
dois m’entraîner au Sympathisme dans ma Cave.
dimanche 15 octobre 2017
Cercueils et Huis Clos
John Dickson Carr, ce nom ne vous dit peut-être rien mais il
s’agit de l’un des maîtres du mystère en huis clos. Pour ceux à qui cela
n’évoque rien, un huis clos est une forme de récit dans lequel les personnages
sont enfermés dans une salle dans laquelle ils ne peuvent pas sortir, en
d’autres termes le huis (la porte) est clos. Des exemples de récite en huis
clos sont « Le Mystère de la Chambre Jaune » de Gaston Leroux ou
encore « 12 hommes en colère » une pièce de théâtre de Reginald Rose.
Alors, il est vrai que dans le cas de la Chambre Jaune ou du
roman dont je vais parler aujourd’hui la seule partie huis clos est celle
durant laquelle le mystère a eu lieu et l’enquête, quant à elle, est menée par
des personnes ayant une totale liberté d’action.
J’en viens donc au roman qui nous intéresse. Il s’intitule
« Trois Cercueils se Refermeront » déjà l’ambiance est posée.
L’introduction nous emmène à Londres en plein dans une
taverne fréquentée par le Professeur Charles Grimaud et son cercle d’amis. Ils
sont alors interrompus par un homme disant se nommer Pierre Fley et qui affirme
que les hommes peuvent revenir d’entre les morts, traverser les murs et se
rendre invisibles. Puis, après un étrange tour de passe-passe et des menaces
non moins insolites, l’homme s’en va.
Quelques jours plus tard, le mystérieux personnage
réapparaît au domicile du professeur et blesse grièvement ce dernier, semblant
se volatiliser après son méfait, ne laissant aucune trace. Les journaux du
lendemain rapportent que deux touristes et un agent de police ont entendu dans
un cul-de-sac entièrement fermé, une voix crier « La seconde balle est
pour toi ! » suivie d’un coup de feu. Le cadavre de Fley y est
retrouvé sans autre traces dans la neige que les siennes.
Le Dr Fell, notre protagoniste, qui s’est mêlé à l’affaire
de manière personnelle et agissant parallèlement à la police aura fort à faire
pour résoudre ce double meurtre où le coupable semble être en mesure de se
fondre dans l’air et de ne laisser aucune trace.
Il s’agit du premier roman de Carr que j’ai lu et j’ai été
accroché par son intrigue d’un bout à l’autre. Et lorsque même les enquêteurs
commencent à évoquer des créatures aussi mystiques que les vampires, on
commence à douter tout en pensant que jamais un auteur de romans policiers ne
choisirait une solution aussi fantasque pour conclure son histoire.
J’espère que vous vous intéresserez à ce roman, sur ce, je
dois retourner dans ma Cave et déterminer comment j’ai réussis à en sortir
alors que les clés étaient dehors et la porte fermée.
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