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dimanche 22 décembre 2019

La Tour, La Rose et le Pistolero

En 1982, Stephen King publie le premier livre de la série de "La Tour Sombre" inspirée par un poème de Robert Browning "Le Chevalier Roland s'en vint à la Tour noire".
Mêlant horreur, western, science-fiction et fantasy, elle retrace le périple de Roland de Gilead, un pistolero à la poursuite d'un homme en noir dont il juré de se venger.

Son voyage le conduira à rencontrer Susannah, Jake et Eddie avec lesquels il formera un groupe où les capacités de chacun seront mise à l'épreuve durant leur recherche de la Tour Sombre, le pilier lient et équilibrant l'ensemble des mondes alternatifs.

Tout au long de l’œuvre, Stephen King insère des références à d'autre de ses livres mais l'ensemble se laisse lire sans avoir forcément avoir besoin de connaître ces dites œuvres.
Le mélange subtil de genres habituellement très opposés rend l'expérience de lecture très riche et permet l'intégration de scènes où l'on assiste par exemple à un duel d'énigme contre une intelligence artificielle ou encore un sorcier qui met le bazar dans le New-York des années 70.

De nombreux thèmes reviennent comme celui de la Tour dont une itération existe en chaque monde, la rose trouvée par Jake dans New-York et qu'il faut protéger à tout prix ou encore la clef à la forme si unique et dont la serrure semble échapper au groupe.

La série peut autant se voir comme une quête chevaleresque que comme épopée de science-fiction et c'est cette particularité qui rend la Tour Sombre unique en son genre.
Et même si l'antagoniste principal est profondément maléfique, la série n'est en rien manichéenne car les protagonistes ont tous en eux une part d'ombre très importante et celle-ci les pousse par moment à faire des choix moralement questionnables.

Je crains de devoir écourter ici mon article car résumer huit livres sans trop en dire est particulièrement compliqué.
Sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave une rose y pousse.

dimanche 27 octobre 2019

Fantasia à Travers Ciel

Laissez-moi vous guider vers un monde fantastique où les terres habitables sont entourées par une mer de nuages s'étendant à perte de vue.
Un monde où les humains doivent se défendre tant bien que mal contre des créatures appelées Némésis tombant du ciel et dont le simple contact vous foudroie et vous tue instantanément.
Dans ce monde, les rares exceptions ayant survécu à une telle rencontre, deviennent capable de manipuler le Fantasia, une énergie dont se servent également les Némésis pour répandre le chaos.
Ils sont alors en mesure d'affronter ces derniers sur un pied d'égalité sans craindre de griller à leur contact.
Ces gens sont appelés des sorciers et ils développent systématiquement une infection, visible ou non, suite à leur exposition à ces créatures malfaisantes.
Terrifiés par ces parias, les humains ont organisé une Inquisition ayant pour but de chasser les Némésis et de neutraliser les sorciers jugés comme une menace.
Ces dans ce contexte que Seth, un jeune sorcier à cornes de chèvre, va se lancer à la poursuite du Radiant, légendaire sources des Némésis, afin de le détruire.

Houlà ! Il était long ce résumé ! Enfin, plus qu'un résumé, il s'agit du contexte général dans lequel se place "Radiant", le manga de Tony Valente publié chez Ankama.
Un manga français donc (Cocorico, si ça peut vous faire plaisir). Mais au-delà de l'aspect patriote de cette déclaration, il s'agit d'une œuvre étrangère qui fait un carton au Japon, la terre natale de ce genre de lecture, un carton tel qu'il a été adapté en animé dont, à l'heure où j'écris ces lignes, la seconde saison est en cours, ce qui n'est quand même pas rien.
Mais je m'égare, reprenons le chemin habituel de mes articles

Pour commencer, les dessins sont très sympas, les personnages sont très expressifs et on s'attache assez vite à eux et à leur personnalité (ou dans certains cas, leurs personnalités, mais assez de digression).
Leur écriture est tellement bien faite de mon point de vue que lorsque je regardais certains épisodes de l'adaptation animé, je disais à mes amis "Aaah ! Et là on va introduire un de mes personnages préférés !" Sauf que je disais ça pour à peu près tous les personnages récurrents.
Jamais je n'ai apprécié autant de personnages dans une même œuvre.

Pour ce qui est du scénario, il peut très aisément nous toucher car il prend certains thèmes d'actualités et les insère habilement dans sa trame sans que cela ne semble forcé.
Malgré un caractère parfois enfantin dans le trait général du dessin, l'ambiance rendue par le scénario est parfois très sombre et l'ennemi n'est pas toujours celui que l'on croit.
J'en viens même à comprendre les raisons d'agir des antagonistes et les voir non comme des ennemis, mais comme des humains qui agissent selon leurs idéaux qui sont tout aussi justes et légitimes que ceux du protagonistes.

Je pense que j'en ai assez dit et sur ce, je vous laisse, je dois retourner dans ma Cave étudier les Némésis.

dimanche 29 septembre 2019

Trésor Égyptien

Nous sommes au début du XXième siècle en Égypte, dans le petit village de Mit Rehina.
Rami est un jeune orphelin de 11 ans vivant avec son grand frère marchand de tapis.
Un jour une équipe archéologique s'installe à proximité du village et par un concours de circonstances, notre jeune protagoniste se retrouve à travailler pour le directeur des fouilles.
Commence alors une belle histoire d'amitié entre le jeune garçon et le scientifique qui conduira à une fable sur l'amitié, l'importance de la culture et la force de l'éducation.

Je parle ici du livre « Le Trésor d'Hor Hotep » de Katia Sabet édité chez Gallimard que j'ai découvert à l'âge de 11 ans.
Je ne sais plus combien de fois j'ai lu et relu cette œuvre, en revanche je sais que malgré mes goûts en matière de livres qui portent davantage sur des aventures peu réalistes j'aime toujours autant ce livre alors que j'ai largement passé la vingtaine.

Cela peut vous sembler un argument assez arbitraire et je le conçois, car après tout il est purement subjectif, cela dit je ne compte pas tant de livres que j'ai lu au début de mon adolescence que j'ai autant de plaisir à lire à l'heure actuelle.
J'irais même plus loin car avec l'âge et la maturité certaines scènes me touchent bien plus aujourd'hui.

Certes, l'intrigue est relativement simple afin d'être accessible aux plus jeunes, mais certaines scènes traitent de sujets matures et ne prennent pas de pincettes en passant les détails.
En résumé, ce livre s'adresse à la jeunesse sans pour autant l'infantiliser.

Sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave explorer une tombe pharaonique.

dimanche 4 août 2019

Une Grande Aventure

Alors certes, ce titre est très générique et pourrait s'accorder avec beaucoup d’œuvres, mais j'ai choisi ce titre avec le manga « Pokémon, La Grande Aventure » en tête.

Cette série, écrite par Hidenori Kusaka et dessinée par Mato pour les 9 premiers tomes puis par Satoshi Yamamoto à partir du tome 10, suit les pérégrinations des protagonistes des jeux de la série principale.
Et quand je dis « protagonistes », je parle des personnages incarnés par le joueur et leurs rivaux, en aucun cas je ne fais référence à Sacha du dessin animé (même si la première traduction nommait Rouge, le protagoniste de la première génération, Sacha)

Alors, pour poser les bases, hormis l'univers et les mécaniques générales, ne vous attendez pas à beaucoup de ressemblances avec le dessin animé.
Le manga aborde des thématiques assez sombres avec des morts de personnages et de pokémons (On voit entre autres un Arbok se faire trancher en deux) et certaines entrées du pokédex sont respectées quant au comportement de certaines des créatures du jeu.
L'ajout de certains personnages originaux en tant que protagonistes est également une des forces de la série.

Ici, les champions d'arène ont une fonction supérieure à celle des jeux et leur expertise dans le domaine des pokémons les fait agir hors de leur arène.
Autant dans les jeux on a l'impression que le premier champion est plus faible que les autres (ce qui est logique vu que le jeu doit présenter une courbe de progression au joueur), autant ici leur force et leur maîtrise du dressage est indiscutable.
Et bien entendu, étant humains, l'attrait du pouvoir et/ou de l'argent peut les faire pencher du côté des organisations criminelles, contrairement aux jeux où ils sont représentés comme fondamentalement opposés à celles-ci (avec peut-être une ou deux exceptions du flemmard je-m’en-foutiste local)

Bref, le scénario est très bien écrit et assez mature malgré le fait qu'il soit adressé à un public relativement jeune et il respecte l'esprit de la série, à tel point que Satoshi Tajiri, le créateur de la série, a soutenu l’œuvre disant de celle-ci : « C'est le manga qui ressemble le plus au monde que j'ai voulu transmettre. »

J'espère que vous donnerez sa chance à cette série et sur ce, je vous laisse et je dois retourner dans ma Cave astiquer ma collection de badges.

dimanche 9 juin 2019

Voyage dans les Cacaoraïbes

Nous sommes en 1680, à l'époque où les pirates font régner la terreur sur les mers. La compétition est rude et les traîtrises nombreuses.
Aussi, les pirates français sous les ordres de Gérard de la Turbule ont-ils créé Utotor, machine qui doit les aider à prendre l'avantage sur leurs adversaires ainsi qu'à mettre la main sur le Caco qui Tue.

C'est de cette façon que vont se mettre en place les éléments du "Cacao qui Tue" une saga MP3 de 2014 réalisée et produite par un équipage de professionnels issus du théâtre, des écrans (petits et grand) mais également du doublage.

Au cours de l'histoire, nous rencontrerons divers personnages tous plus bariolés les uns que les autres et aux tendances musicales certaines, tels John B dit "The Singing Bastard" ou encore Pier Kraft le poète Batave.
Mais comme vous vous en doutez, s'il y a du cacao, il y a des chocolatiers, ainsi l'équipage Belge du Cuistax dirigé par Hööst Gueuze de Lambic, lui-même épaulé par Philomène Ganache une experte en chocolaterie, pédalera avec ardeur (et très souvent dans la semoule) afin de mettre la main sur ce trésor goûtu.

Chaque épisode apporte son lot de gags et de situations rocambolesques, allant du simple anachronisme à la sélection d'une aventure dans le pur style de la Roue de la Fortune.
Jamais au cours des 10 épisodes je n'ai eu l'impression de m'ennuyer et suivre cette série a été un véritable plaisir.

Les musiques ne sont pas en reste et s'accordent à chaque occasion au lieu où se déroule l'action, bien rythmées et orchestrées, on prend plaisir à les écouter (j'ai un gros faible pour le thème introduisant les épisodes) et je ne parle pas des chansons qui sont tout bonnement hilarantes.

Que dire de plus ? Mais oui, c'est évident ! Où donc trouver ces épisodes ? Eh bien c'est très simple, vous n'avez qu'à accoster dans ce port et vous y trouverez votre bonheur.

Sur ce, je retourne dans ma Cale, je dois étudier mes cartes nautiques. Non, je ne vais pas prendrr du Rhum !

dimanche 24 février 2019

Deux Riches Mènent l'Enquête

Daniel "Danny" Wilde (Tony Curtis) et Brett Sinclair (Roger Moore) n'ont rien en commun si ce n'est qu'ils sont tous les deux riches. Alors que le premier a grandit dans les bas-fonds de New-York et s'est battu pour parvenir à la place qu'il occupe actuellement, le second est issu d'un lignée d'aristocrates britanniques très attachées aux traditions familiales.

Malgré leurs caractères diamétralement opposés, ils seront chargés par le juge Fulton (ne croyez pas que je vous vois pas les gens qui sont joué à Metal Gear Solid V et qui se marrent au fond de la salle) de contrecarrer les plans de la pègre avec laquelle il a des comptes à régler, sachant que refuser entraînerait une peine de prisons pour nos protagonistes (parce que eh bien, shit happens).

C'est ainsi que démarrera une collaboration tout d'abord explosive entre deux hommes originaires de milieux différents qui apprendront à s'apprécier et à se respecter mutuellement au cours de cette vieille série qu'est "Amicalement Vôtre" ("The Persuaders" dans sa version originale).

Datant de 1971, elle possède un des génériques les plus emblématiques et les plus marquants de ma jeunesse que voici (le générique, pas ma jeunesse)



Le style a peut-être mal vieilli et repose sur les clichés de l'époque opposant les anglais et les américains d'une certaine classe sociale, mais j'ai un certain plaisir à me replonger dans ces épisodes dont certains souvenirs me reviennent en mémoire (et je m'aperçois généralement au passage qu'en réalité, je n'avais vu à l'époque qu'une petite partie de la série originale)

Quoi qu'il en soit, j'espère vous avoir intéressé avec cet article et sur ce, je retourne dans ma Cave, je dois tenir les comptes de mes rentes.

dimanche 2 septembre 2018

Ange Secret

Langelot est un jeune homme de 18 ans qui semble tout à fait ordinaire au premier abord, et c’est tant mieux car autrement, son métier d’agent secret rattaché au Service National d’Information Fonctionnelle (ou SNIF pour faire plus court) serait bien plus compliqué.
Son nom est, par ailleurs, également celui de la série de livres écrite entre 1965 et 1985 par Vladimir Volkoff (alias Lieutenant X) un ancien officier du renseignement français.

De par son expérience, il donne à ses récits un part de réalisme plus poussée tout gardant une dimension romancée dans les aventures de son héros.
Un des traits distinctifs de la série est l’humour du personnage principal dont l’espièglerie lui fera jouer des tours à ses ennemis. Humour que l’on retrouve également lorsque sont tournés en ridicules des personnages se prenant trop au sérieux.

Volkoff intègre également  dans ses œuvres un message éducatif au travers des valeurs portées par les personnages, comme par exemple le combat pour sa patrie ou l’appel à l’action en moquant la jeunesse idéaliste des années 70-80

Même si le schéma narratif change peu au cours des 40 volumes de la série, on a plaisir à suivre les aventures du jeune homme et sa manière, parfois irrévérencieuse, d’agir et de contrer les machinations de ses ennemis.
Et bien que les livres aient plus de trente ans pour le dernier publié, ils restent ancrés dans une actualité, certes vieillissante, mais non négligeable.

C’est tout pour moi, sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave, je reçois une transmission cryptée.

dimanche 10 juin 2018

Classe Verte en Mode Survie

Sept enfants et un robot se retrouvent abandonnés sur une planète déserte suite à un incident lors d’un voyage scolaire à bord d’un vaisseau spatial.
Commence alors pour eux une lutte afin de survivre en attendant de pouvoir contacter les secours d’une manière ou d’une autre.

En quelques lignes, voilà le résumé de la série « Uninhabited Planet Survive » (ou « Mujin Wakusei Survive » pour le nom original) datant de 2003 et dont le scénario ressemble par moment à celui du livre de Jules Verne intitulé « Deux ans de vacances » où un groupe d’enfants échoue sur une île déserte et doit s’organiser pour sa survie.

Bien évidemment l’entente ne sera pas toujours aisée et des moments de conflits amèneront presque à la séparation du groupe.
Mais leur coopération est essentielle car chacun d’eux possède des capacités faisant de l’ensemble une mécanique théoriquement bien huilée.

Ainsi, Luna, la jeune fille qui sert de plus ou moins de centre à la narration, a des capacités de leadership innées.
Sharla, la plus timide du groupe, n’en reste pas moins une personne possédant un bon contact avec les animaux.
Menori, bien que stricte au premier abord, elle se révèle être une personne de confiance, elle prend la position de chef lors des absences de Luna,
Bell, malgré sa trop grande gentillesse et son manque de confiance en lui, est une force de la nature possédant des compétences de survie enseignées par son père qui était un colon spatial.
Howard, le fils de famille riche, est particulièrement arrogant mais change au cours de la série pour devenir un ami digne de confiance, il va jusqu’à s’entraîner à l’arc pour servir le groupe avec plus d’efficacité.
Shingo, le plus jeune, est un génie de l’électronique, il est celui qui aura l’idée d’essayer de remettre en marche le système de communication de la navette dans laquelle ils se sont écrasés.
Enfin, Kaoru, le loup solitaire du groupe, est le meilleur chasseur ainsi que le seul qui soit réellement en mesure d’affronter les dangers autant sur le plan mental que physique. Sa tendance à s’isoler jouera des tours au groupe.

Je ne sais quoi dire d’autre sans trop en révéler, je vous souhaite de passer un bon moment devant cette série si vous décidez de la regarder.
Sur ce, je vous laisse, je dois aller vérifier que mes outils de survivalistes sont bien rangés dans ma Cave.

dimanche 13 mai 2018

Marcher, Contrer le Vent


Dans un monde cinglé par des vents d’une violence parfois inouïe, une équipe de vingt-trois hommes et femmes décide de marcher à contrevent pour en découvrir sa source. Tel est le but de la Horde.

Et tel est également le court résumé de la Horde du Contrevent, roman mélangeant Science-Fiction et Heroic Fantasy issu de l’imagination d’Alain Damasio.


Nous suivons, au cours de l’aventure, les points de vue de chacun des vingt-trois membres de la Horde et quand je dis chacun des membres, je n’exagère en rien
Ils possèdent chacun leur façon de penser et de s’exprimer, et ont tous un symbole distinctif affiché en début de paragraphe lorsque vient leur tour de parler. Ce qui, en mon humble opinion, relève du tour de force en terme d’écriture.
Chacun d’entre eux a une mission bien spécifique, l’un sera en charge de décrypter les vents, une autre devra s’occuper du feu, celui-ci répare les outils, celle-ci cherche l’eau, etc…

Ils font preuve d’une discipline et d‘une coordination parfaite, il suffit que Golgoth, leur chef, hurle un ordre pour qu’il soit aussitôt exécuté.
Cet esprit d’équipe est extrêmement important lorsqu’ils font face à un furvent, la forme du vent la plus violente qu’ils connaissent devant laquelle tout est emporté, humains comme maisons.
Mais cela sera-t-il suffisant pour atteindre l’extrême-amont renfermant, ils l’espèrent, le secret du vent alors que trente-trois hordes se sont déjà succédées auparavant sans jamais y parvenir ?

J’aime beaucoup ce livre mêlant admirablement des éléments de science-fiction et le d’heroic fantasy. De par sa narration à travers différents points de vue on obtient une vision globale des motivations de chaque personne composant le groupe et il apparaît que tous ne sont pas impliqués au même degré, et cela pourrait bien nuire à la cohésion du groupe.

Bien entendu, à travers les yeux des marcheurs est décrit le monde qu’ils traversent et l’on découvre au fur et à mesure du récit une nature bien étrange où les méduses volent au milieu des nuages et dans laquelle d’étranges amas de matières altèrent toute matière vivante passant à travers eux.
On y découvre aussi les engins construits par les autres voyageurs et qui se servent du vent pour se déplacer, mais également grâce à un système de sirènes leur permettant de repérer les ports où ils peuvent s’amarrer.

J’aimerais parler davantage de cette œuvre, mais je crains vous avoir déjà gâché une bonne partie de la découverte aussi vais-je m’arrêter ici.

Cela dit, comme d’habitude j’espère vous avoir donné envie de lire ce livre et sur ce je vous laisse, je dois aller me planquer dans ma Cave car un furvent arrive.

samedi 14 avril 2018

C'est Dundee, Lara et Flagada qui sont dans la Jungle


Crocodile Dundee, Lara Croft et Flagada Jones se sont perdus dans une jungle au Pérou alors qu’ils étaient à la recherche d’une pyramide égyptienne.
Oui, oui, vous avez bien lu, une pyramide égyptienne en sol sud-américain.
Mais là n’est pas le plus étrange, car ce lieu n’est que le point de départ de leur fantastique quête autour du monde.
Qui donc est ce mystérieux Professeur Fate et pourquoi en veut-il autant à nos amis ?

Mais je manque à tous mes devoirs, je n’ai pas encore présenté l’auteur/compositeur/acteur général de cette saga intitulée « Les Aventuriers ». Il s’appelle François TJP et il est à l’origine de nombreuses autres créations que l’on peut retrouver sur son site : StudioTJP

Comme je le disais précédemment, en plus d’avoir écrit l’entièreté de la saga et joué l’intégralité des personnages, il a également composé toutes les musiques.
On retrouve à chaque épisode le thème des Aventuriers, mais arrangé pour reprendre des motifs musicaux propres au pays dans lequel ils sont.
Cela peut parfois sembler un peu cliché dans les sonorités, mais c’est très agréable et du point de vue de la cohérence audio-action on a jamais une sensation de décalage.

D’aucuns pourraient critiquer qu’une seule personne fasse toutes les voix (à l’exception de quelques personnages samplés), mais cela ajoute encore (selon moi) au charme de l’histoire et François TJP a un jeu d’acteur suffisamment bon pour ne pas donner une sensation  de redondance dans les voix de chaque personnage, bien au contraire.

Un autre point intéressant est le genre de cette saga.
Bien qu’elle soit orientée humour, la thématique du voyage et des chansons révèle que son but est de montrer la puissance de l’appel à l’aventure et qu’il est parfois important de lâcher prise et de laisser la musique nous guider dans nos vies.
Un autre aspect développé est celui du respect de l’autre tant dans sa culture que dans ses opinions. Ce qui rend la série plus sérieuse et poétique qu’autre chose à mon sens.

Cette poésie se retrouve particulièrement lorsque les protagonistes sont amenés à affronter un tigre et qu’ils parviennent à le calmer en chantant, j’aime cette illustration du dicton « la musique adoucit les mœurs ».

J’ai personnellement beaucoup aimé suivre cette saga et découvrir de nouvelles références à chaque épisode ainsi que de « croiser » un grand nombre d’autres personnages issus d’œuvres ayant comme thème commun…
Eh bien, l’aventure justement (je ne pense pas avoir jamais autant employé ce mot à une fréquence aussi élevée)

Si je devais donner les motivations qui m’ont poussé à me plonger dans cette œuvre, il faut revenir en 2017.
Le samedi 6 mai de cette année avait lieu pour la première fois la cérémonie des potards, évènements pouvant s’apparenter aux césars du cinéma, mais pour les sagas MP3.
Les auditeurs pouvaient voter pour les créations et acteurs qu’ils voulaient en fonction de certains catégories et « Les Aventuriers » était en lice.
Les organisateurs mettaient les liens vers les participants à disposition des votants, et ayant reçu de nombreux retours positifs sur cette saga, j’ai décidé de l’écouter environ trois semaines avant le résultat des votes.
J’avais malheureusement déjà voté et je ne savais pas encore que j’avais dans les oreilles le grand gagnant de la cérémonie. Titre largement mérité si vous me demandez (mais vous ne m’avez sans doute pas demandé)

Sur ce, je vous laisse, je dois aller chanter dans ma Cave, je me sens comme un tigre et c’est puissant ces bêtes-là.