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dimanche 12 janvier 2020

La Nounou qui Dépote

Alors non, cet article ne va pas parler de Super Nanny donc si vous étiez venu ici pour ça, ben d'une vous avez pas dû lire les étiquettes indiquées sous le lien envoyé sur mes réseaux sociaux ou alors, deuxième hypothèse, vous venez de découvrir ce blog et avez cliqué sur un lien découvert au hasard de vos pérégrinations sur des applications de chat ou autre système du même genre.

Mais assez digressé, entrons dans le vif du sujet, nous allons parler de "Mary Poppins", un film Disney datant de 1964 et réalisé par Robert Stevenson également à l'origine de "L'Apprentie Sorcière" ou encore d'"Un Amour de Coccinelle".

Nous sommes à Londre en 1910 et l'on suit le quotidien de Jeanne et Michaël, les enfants de George Banks un homme à la vie millimétriquement réglée et très sévère dans son éducation.
Après une énième fugue des enfants, leur nounou démissionne et leur père rédige une annonce pour le journal afin d'en embaucher une autre.
Au même moment, les jeunes protagonistes de ce film en écrivent une également et la présente au maître de maison.

Malheureusement, les qualités recherchées par les uns et les autres sont en complète opposition et M Banks déchire le texte de ses enfants avant de faire publier le sien.
Le lendemain une longue file de nurses ressemblant plus à des adjudants d'armée qu'a des bonnes pour enfants se tient devant l'entrée de la maison.
Mais c'est alors que la mystérieuse Mary Poppins descend du ciel et parvient à se faire embaucher.

Et c'est ainsi que la famille Banks va se retrouver prise dans une folle histoire ou chacun apprendre à connaître l'autre et à le comprendre.

Même si ce film est très vieux, il reste assez actuel dans son propos et il a par ailleurs eu droit à une suite il y a deux ans (mais ne l'ayant pas vue, je ne sais pas ce qu'elle vaut).
On peut y voir de nombreux niveaux de lecture, par exemple la défense de ses opinions avec Madame Banks qui est suffragette ce que ne supporte pas son mari.
Le passage à l'âge adulte des enfants qui tout au long du film sont confrontés à la réalité du "monde des grands".
Bref, vous l'aurez compris ce film a plusieurs facettes.

Alors bien sûr, certaines séquences où les acteurs en chair et en os évoluent dans un décors de dessin animé peuvent faire vieilles, mais elle restent très jolies à suivre et sont accompagnées d'une bande-son tout aussi charmante, dont notamment la fameuse chanson supercalifragilisticexpialidocious (alors oui, j'ai triché, je n'ai jamais su écrire ce mot)

Je pense avoir fait le tour du film et sur ce, je vous laisse, je retourne dans ma Cave, je crois que je peux entrer dans mes dessins.

dimanche 22 décembre 2019

La Tour, La Rose et le Pistolero

En 1982, Stephen King publie le premier livre de la série de "La Tour Sombre" inspirée par un poème de Robert Browning "Le Chevalier Roland s'en vint à la Tour noire".
Mêlant horreur, western, science-fiction et fantasy, elle retrace le périple de Roland de Gilead, un pistolero à la poursuite d'un homme en noir dont il juré de se venger.

Son voyage le conduira à rencontrer Susannah, Jake et Eddie avec lesquels il formera un groupe où les capacités de chacun seront mise à l'épreuve durant leur recherche de la Tour Sombre, le pilier lient et équilibrant l'ensemble des mondes alternatifs.

Tout au long de l’œuvre, Stephen King insère des références à d'autre de ses livres mais l'ensemble se laisse lire sans avoir forcément avoir besoin de connaître ces dites œuvres.
Le mélange subtil de genres habituellement très opposés rend l'expérience de lecture très riche et permet l'intégration de scènes où l'on assiste par exemple à un duel d'énigme contre une intelligence artificielle ou encore un sorcier qui met le bazar dans le New-York des années 70.

De nombreux thèmes reviennent comme celui de la Tour dont une itération existe en chaque monde, la rose trouvée par Jake dans New-York et qu'il faut protéger à tout prix ou encore la clef à la forme si unique et dont la serrure semble échapper au groupe.

La série peut autant se voir comme une quête chevaleresque que comme épopée de science-fiction et c'est cette particularité qui rend la Tour Sombre unique en son genre.
Et même si l'antagoniste principal est profondément maléfique, la série n'est en rien manichéenne car les protagonistes ont tous en eux une part d'ombre très importante et celle-ci les pousse par moment à faire des choix moralement questionnables.

Je crains de devoir écourter ici mon article car résumer huit livres sans trop en dire est particulièrement compliqué.
Sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave une rose y pousse.

dimanche 13 octobre 2019

Noyer le Poisson

William Bloom ne s'entend pas très bien avec son père Edward.
En cause, la manie que ce dernier a de répondre avec un conte fantaisiste à toute question que son fils lui pose sur sa vie.
Sa préférée étant la fois où, le jour de la naissance de William, il a attrapé un énorme poisson en utilisant sa propre alliance comme appât.
Même lorsqu'il se retrouve mourant et que son fils vient le voir en compagnie de sa femme, il continue de raconter ses fables.
Au milieu de tous ces récits fantasques, William cherchera à démêler le vrai du faux et à faire la vérité sur le passé insaisissable de son père.

Voici donc le décors de « Big Fish » un film réalisé par Tim Burton (Beetlejuice ; Batman ; Batman : Le Défi ; Dark Shadows ; ...) et écrit par John August (Titan A.E. ; Les Noces Funèbres ; The Nines ; …) qui a adapté le roman de Daniel Wallace intitulé « Big Fish : A Novel of Mythic Proportions » et dont la musique a été composée par Danny Elfman (qui collabore régulièrement avec Tim Burton)

J'aime beaucoup ce film car au cours de son intrigue, se dévoile une fable sur la transmission qui montre qu'il suffit d'un peux de fantaisie à une vie au premier abord terne pour qu'elle devienne une histoire chamarrée aux multiples rebondissements.
Tout au long du film, on suit William qui enquête sur le passé de son père et on voit en opposition les contes que celui-ci lui racontait sur tel ou tel épisode de sa vie.
Le contraste entre les deux est absolument fabuleux (Non au sens où il s'agit de quelque chose d'exceptionnel et de grandiose, mais bien au sens premier qui fait que ce film tient de la fable, au risque de me répéter)

À chacun des détours, ou plutôt à chacune des pages que tourne le fils dans le livre du père, on apprend davantage sur sa réalité et l'on comprend pourquoi il a décidé de tourner la vérité à sa façon pour la présenter comme un roman épique (l’œuvre originale emprunte d'ailleurs des éléments à l'Odyssée de Homère).

Bref, ce film m'a beaucoup marqué à l'époque et je le considère comme l'un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir.

Sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave, je dois aller préparer ma canne à pêche.

dimanche 18 août 2019

Histoires de Monstres

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour parler d'un autre œuvre de Nisio Isin (auteur dont j'avais déjà parlé dans cet article sur Katanagatari)
Aujourd'hui nous allons nous pencher sur l'adaptation animée de Bakemonogatari (un mot valise composé de "bakemono", qui veut dire monstre et "monogatari" qui veut dire histoire dans un principe similaire au titre de Katanagatari)

Nous y suivons Koyomi Araragi un lycéen ordinaire, ou plutôt ce qui semble en être un.
En effet, Koyomi n'est pas réellement humain, car après avoir été attaqué par Kiss-Shot Acerola-Orion Heart-Under-Blade (oui c'est long) une vampire qui le transforme à son tour en être de la nuit.
Après bien des péripéties, il parvient à redevenir humain mais a gardé des caractéristiques de suceur de sang.

Alors qu'il grimpe les escaliers de son lycée, une condisciple, nommée Hitagi Senjougahara, tombe sur lui. La rattrapant il ne peut s'empêcher de remarquer qu'elle n'a pas le moindre poids.
Commence  alors pour ce jeune homme une série d'aventures au cours desquelles il va, assisté par un spécialiste du paranormal nommé Meme Oshino, résoudre des cas de personnes frappées par des possessions par des esprits plus ou moins belliqueux voire à carrément affronter des monstres.
Mais son objectif reste le maintien de l'équilibre des forces.

Ce qui fait le charme de cette série, c'est la manière dont les plans sont réalisés donnant la sensation d'irréelle permettant l'immersion du spectateur dans l'intrigue, un point assez intéressant est que l'un des seuls endroits où il existe un semblant de normalité est paradoxalement, l'antre de Meme où il gère les problèmes liés au surnaturel.
L'autre étant l'intérieur du lycée où Koyomi fait ses études. Et je précise bien l'intérieur car une fois dehors, tout semble étrangement disproportionné.

Pour ce qui est des personnages, hormis dans des scène racontées par les protagonistes, on ne verra presque aucun personnage de figuration ou secondaire, cela renforce encore le sentiment d'isolement de ceux qui sont en contact régulier avec le paranormal.
Chacun d'eux est d'ailleurs très bien écrit et à ses qualités, ses défauts et ses excentricités propres.

Les musiques quant à elles sont plus présentes pour donner une ambiance de fond plutôt que d'être entendue par-dessus l'action, aussi je ne trouve pas réellement de moyen d'en parler plus que ça.

Enfin, si vous préférez lire à regarder un épisode, sachez que le premier tome de la série est sorti n France édité chez Pika.

Sur ce, je vous laisse, je dois retourner dans ma Cave, un rituel de purification m'attend.

dimanche 21 juillet 2019

La Vengeance du Corbeau

Chaque année à Detroit, le 30 Octobre a lieu la Nuit du Diable durant laquelle les criminels s'en donnent à cœur joie.
Un jeune couple, Erica Draven et Shelly Webster, doit se marier le lendemain, le jour de Halloween.
Enfin, c'est ce qui se serait passé si des délinquants n'étaient pas entrés chez eux par effraction avant de violer puis tuer Shelly et poignarder et tirer su Eric avant de le jeter à travers la fenêtre.
Un an plus tard, Eric revient d'entre les morts bien décidé à se venger.

Et c'est ainsi que commence "The Crow", film d'Alex Proyas sorti en Mai 1994 et dont la production a été marquée par la mort de l'acteur principal, Brandon Lee (et comme le précise Anubis dans les  commentaires, que je vous invite à lire au passage, fils du bien célèbre Bruce Lee) incarnant le personnage d'Eric Draven, en plein tournage touché par une balle par accident.

On y trouve une esthétique très sombre proche des films d'horreur mais rassurez-vous il s'agit d'un film de super-héros, du moins dans l'idée car si on colle à la notion du justicier masqué, alors on en vient des types comme superman ou batman qui parviennent à vaincre l'ennemi et à le livrer aux forces de l'ordre.
Ici rien de tout ça, The Crow a des pouvoirs mais il ne cherche que la vengeance.
Peu lui importe la justice des Hommes, il tuera tous ceux qui lui ont causé du tort.
Pas de rédemption possible pour l'ennemi donc, par conséquent beaucoup diront que le film n'est pas moralement pertinent et je ne peux pas les contredire sur ce point, je dois personnellement avouer que voir un film où une vengeance est menée d'un bout à l'autre est très appréciable.
Fondamentalement, le film est assez manichéen.

Pour ce qui est des personnages, on trouve ceux du côté du bien comme Albrecht, le flic intègre, ou Sarah, la gamine qui s'est liée d'amitié avec le couple.
De l'autre on trouve toute la lie Detroit, des criminels infâmes et amoraux, que l'écriture rend détestables à souhait.
Vous voulez les détester ? Aucun problème, les auteurs ont bien fait leur taf à ce niveau.

Et pas qu'à ce niveau d'ailleurs, l'ambiance sombre est très bien travaillée, mais le film sort parfois de cet abysse profond pour faire voir au spectateur des moments de clartés.
Moments qui permettront à Eric de se souvenir que le beau existe en ce monde.

Et bien sûr, la bande-son n'est pas en reste. Les musiques, composée par Graeme Revell, sont surtout marquée par une ambiance mystique tribale avec beaucoup de percussions et alternent occasionnellement avec des morceaux plus légers ou des violons donnent une sensation de calme à la scène.
Je suis tout particulièrement accroché par celui s'intitulant « Believe in Angels » qui présente un des leitmotivs musicaux du film.

Je pense en avoir dit assez et sur ce, je retourne dans ma Cave, je dois vérifier si l'éclaircie vient après la pluie.

dimanche 20 janvier 2019

Ta Vie est un Crime


« Ton crime est ta propre existence » C’est avec ces mots qu’Oz Vessalius est précipité dans l’Abysse, une dimension  ténébreuse où sont envoyés les pires criminels.
Alors qu’il devait passer à l’âge adulte, il se retrouve subitement dans un endroit cauchemardesque où il rencontre Alice, surnommée le Lapin Noir.
Il parvient malgré tout à sortir de cette geôle infernale et est bien décidé à comprendre pourquoi il y a été enfermé.

C’est ainsi que débute Pandora Hearts, manga écrit et dessiné par Jun Mochizuki.
S’inspirant des œuvres de Lewis Carroll et placée dans un décor de style Angleterre victorienne, cette série développe un visuel très sombre et parfois dérangeant malgré tout en accord avec l’ambiance du Pays des Merveilles et du monde de l’Autre Côté du Miroir.

Soutenue par un florilège de personnages aux motivations pas toujours claires, l’intrigue prend au fil des tomes une ampleur que le commencement ne laissait pas soupçonner. Pour une réponse trouvée, une autre question est posée et la quête se poursuit pour y répondre.

Il existe une adaptation animée de ce manga, mais le dernier épisode étant sorti avant la conclusion de l’œuvre originale, il présente certaines incohérences.
Je ne veux pas par là vous déconseiller de le voir, je tiens seulement à vous mettre en garde et à ne pas prendre tous les éléments donnés comme étant partie intégrante du scénario tel qu’il est présenté dans la version papier.

Sur ce, je vous laisse, je dois aller jouer du piano dans ma Cave.

dimanche 11 novembre 2018

Cauchemars d'Enfants


Il était un scientifique passé maître dans la génétique, n’ayant pas de famille il décida de la créer, mais chacune de ses tentatives fut infructueuse.
Il créa tour à tour une femme frappée de nanisme, six enfants à son image touchés par la narcolepsie, un cerveau en bocal affligé de migraines et enfin, son chef d’œuvre un homme plus intelligent que quiconque mais incapable de rêver.

Ce dernier clone, nommé Krank, afin de guérir sa dépression engendrée par son manque de songe, décide d’enlever des enfants afin de s’approprier leurs rêves, mais n’obtient que des cauchemars.
Un jour, l’une des victimes de ses kidnapping est le petit frère de One un costaud de foire qui s’allie avec Miette, un jeune voleuse débrouillarde afin de le retrouver.


C’est ainsi que commence l’intrigue de « La Cité des Enfants Perdus » sorti en 1996 et réalisé par Jean-Pierre Jeunet (« Delicatessen » ; « Alien, la Résurrection » ; « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain » ; …) et Marc Caro (« Dante 01 » ; …).
Le film possède une ambiance sombre et steampunk que peu d’œuvres françaises (voire aucun) reproduisent.
Comme dans beaucoup de films de Jeunet, on retrouve ses acteurs fétiches, par exemple Dominique Pinon et Ron Perlman dans des rôles principaux (et même une apparition de Matthieu Kassovtiz qui jouera plus tard Nino Quincampoix dans « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain »).


Le thème du rêve s’accorde parfaitement avec le visuel moitié steampunk, moitié post-apocalyptique et certaines séquences d’effets spéciaux sont très avancées pour l’époque voire avant-gardistes.

Et les musiques ne sont pas en reste bien entendu, composées par Angelo Badalementi, elles servent autant le décor que la narration, vous pouvez en avoir un exemple avec la bande annonce ci-dessous :





Comme toujours, j’essaye d’en dire le plus possible sans en dire trop et sur ce, je vous laisse, je retourne dans ma Cave, je dois surveiller mes cuves de clonage.

dimanche 30 septembre 2018

Les Cannibales du Bayou

Alors que l'inspecteur Franklin et son adjoint Pam étaient en train d'enquêter en Louisiane pour retrouver vingt personnes disparues, ils sont fait prisonniers par la famille Adams, un joyeux assortiment de cannibales.

C'est ainsi que commence cette parodie audio de Resident Evil VII par Selkio de Fhonirium (anciennement le Filtre d'Humour) et Destrokhorne (de l'Orchestre de l'Humour).

Très inspirée par le Playthrough de Bob Lennon, cette saga s'approprie l'univers du jeu et le modifie avec une certaine maestria au point de réussir à intégrer des personnages inédits comme le Portier ou tout simplement les protagonistes qui ont été créés de toute pièce pour l'occasion.

À l'heure où j'écris ces lignes, seulement trois épisodes ont été publiés mais je ne me lasse pas de les écouter encore et encore (même si je devrais éviter parce que je risque de ne plus les trouver drôles) et j'ai très hâte de voir la suite arriver.

Les personnages y sont d'ailleurs pour beaucoup, que ça soit l'inspecteur Franklin atteint d'une agénésie de la main gauche ou encore George Adams qui est très fier de sa sauce samouraï.
Chacun d'entre eux a son petit mélange de particularités issues du jeu original et créées par le duo, qui soit dit en passant n'en est pas à son coup d'essai niveau humour (cf mon article sur la Guerre de Tocoth pour le cas de Destrokhorne)

Leur expérience est également reflétée dans le sound-design des épisodes qui est au petit poil (je dois également ajouter qu'entendre Ochi Chernye dans les musique m'a fait plaisir car j'aime beaucoup cette musique)

Vous pouvez trouver les épisodes déjà sortis en suivant ce lien et je vous souhaite une bonne écoute.

Sur ce, je vous laisse, je retourne dans ma Cave, les oreilles que j'y fait sécher devraient-être prêtes pour l'apéritif.

dimanche 29 avril 2018

New-York dans la Brume


Il était une ville qui s’appelait New-York, mais ça, c’était avant qu’elle ne s’effondre et ne soit remplacé par une copie d’elle-même reliée à l’Alter-Monde.
Désormais recouverte d’une brume dense on l’appelle Hellsalem’s Lot. Lieu mystérieux et dangereux où les humains côtoient chaque jour des créatures bizarres, grotesques, terrifiantes et où l’on dit que des miracles peuvent se produire.
Dans cette poudrière d’arcanes inconnus où le moindre faux-pas pourrait changer la Terre entière en vaste brouillard plein à ras-bords de monstres avec beaucoup trop de dents pour l’appréciation humaine, la société secrète Libra lutte pour maintenir ce fragile équilibre.


Voilà un manga qu’il est bien placé sur mon échelle d’appréciation. Il s’agit de Blood Blockade Battlefront (ou B3 pour faire court) une œuvre écrite et dessinée par Yasuhiro Nightow qui est également à l’origine de la série Trigun ainsi que du design des personnages de la série de jeux Gungrave.

On y suit les péripéties vécues par Leonardo Watch, un jeune homme fraîchement arrivé à Hellsalem’s Lot pour trouver le moyen de rendre la vue à Michella, sa sœur handicapé motrice, car il se sent responsable de cette perte.
En effet, lors d’un voyage en famille dans la région de l’ancienne New-York, pour espérer obtenir un miracle et donner à leur fille l’usage de ses jambes, une mystérieuse entité a proposé un marché à Leonardo et sa sœur, l’un d’eux obtiendrait les Yeux des Dieux et l’autre perdrait la vue.
Sans hésiter, Michella a sacrifié ses yeux pour son frère. Désormais détenteur de ces globes oculaires aux pouvoirs immenses, Leonardo intègre Libra par le plus grand des hasards et prend part à leur lutte tout en cherchant un moyen de guérir sa sœur.


Ouah ! Je me suis un peu laissé emporter, mais j’estime qu’il est nécessaire de dire tout ça pour poser les bases de ce manga. Je l’aime vraiment beaucoup et pour un grand nombre de raisons.

Tout d’abord on retrouve des créatures diverses que ça soit des monstres avec des inspirations médiévales ou des aliens avec une technologie de pointe. Et pour cause, l’alter-monde est le point d’origine de tous ces mythes et autres légendes urbaines. On y retrouve par moment un style assez Lovecraftien (Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, je fais référence à l’univers littéraire de Howard Phillips Lovecraft dont je parlerai sûrement à l’avenir)

Ensuite, si je devais parler d’un seul personnage (ce que j’espère ne jamais avoir à faire parce qu’ils sont tous intéressants selon moi) ce serait Leonardo « Leo » Watch. Lorsque commence le manga, il s’agit d’un jeune homme tout à fait normal, à l’exception de ses yeux.
Sa façon de penser est celle d’un humain qui n’a jamais approché le surnaturel autrement qu’en livres et cela fait de lui une proie de premier de choix pour les prédateurs de Hellsalem’s Lot.
Une des questions tout au long du manga se résume à savoir s’il sera en mesure de conserver sa normalité sans mourir ou bien s’il va sombrer dans la folie.

De plus, bien que membre de Libra une organisation combattant quotidiennement les monstres et plus particulièrement les hématociens (l’équivalent de nos vampires, mais en bien BIEN plus énervé que ce soit au niveau de leurs pouvoirs ou de leur résilience face aux blessures), il n’est pas un foudre de guerre lui-même et tient davantage le rôle d’un observateur.
Et c’est ce point que j’aime beaucoup dans le système narratif, on observe la ville en compagnie de Leo et de son pouvoir lié à ses yeux, une sorte de mise en abyme de l’observateur.


Bref, je pense que vous l’avez compris, j’aime ce manga et il aura toujours une place spéciale dans ma bibliothèque.


Il a d’ailleurs bénéficié d’une adaptation animée en deux saisons qui est justement ce qui m’a donné envie de lire l’œuvre originale, car bien que la première saison de la série (je n’ai pas encore vu la seconde) reprenne certains points de l’intrigue, elle possède un scénario original qui m’a beaucoup plu.

Si vous vous lancez dedans, je vous souhaite d’y trouver un univers qui vous plaira. Sur ce je vous laisse, je crois avoir vu de la brume sortir d’une fissure dans ma Cave.

samedi 14 avril 2018

C'est Dundee, Lara et Flagada qui sont dans la Jungle


Crocodile Dundee, Lara Croft et Flagada Jones se sont perdus dans une jungle au Pérou alors qu’ils étaient à la recherche d’une pyramide égyptienne.
Oui, oui, vous avez bien lu, une pyramide égyptienne en sol sud-américain.
Mais là n’est pas le plus étrange, car ce lieu n’est que le point de départ de leur fantastique quête autour du monde.
Qui donc est ce mystérieux Professeur Fate et pourquoi en veut-il autant à nos amis ?

Mais je manque à tous mes devoirs, je n’ai pas encore présenté l’auteur/compositeur/acteur général de cette saga intitulée « Les Aventuriers ». Il s’appelle François TJP et il est à l’origine de nombreuses autres créations que l’on peut retrouver sur son site : StudioTJP

Comme je le disais précédemment, en plus d’avoir écrit l’entièreté de la saga et joué l’intégralité des personnages, il a également composé toutes les musiques.
On retrouve à chaque épisode le thème des Aventuriers, mais arrangé pour reprendre des motifs musicaux propres au pays dans lequel ils sont.
Cela peut parfois sembler un peu cliché dans les sonorités, mais c’est très agréable et du point de vue de la cohérence audio-action on a jamais une sensation de décalage.

D’aucuns pourraient critiquer qu’une seule personne fasse toutes les voix (à l’exception de quelques personnages samplés), mais cela ajoute encore (selon moi) au charme de l’histoire et François TJP a un jeu d’acteur suffisamment bon pour ne pas donner une sensation  de redondance dans les voix de chaque personnage, bien au contraire.

Un autre point intéressant est le genre de cette saga.
Bien qu’elle soit orientée humour, la thématique du voyage et des chansons révèle que son but est de montrer la puissance de l’appel à l’aventure et qu’il est parfois important de lâcher prise et de laisser la musique nous guider dans nos vies.
Un autre aspect développé est celui du respect de l’autre tant dans sa culture que dans ses opinions. Ce qui rend la série plus sérieuse et poétique qu’autre chose à mon sens.

Cette poésie se retrouve particulièrement lorsque les protagonistes sont amenés à affronter un tigre et qu’ils parviennent à le calmer en chantant, j’aime cette illustration du dicton « la musique adoucit les mœurs ».

J’ai personnellement beaucoup aimé suivre cette saga et découvrir de nouvelles références à chaque épisode ainsi que de « croiser » un grand nombre d’autres personnages issus d’œuvres ayant comme thème commun…
Eh bien, l’aventure justement (je ne pense pas avoir jamais autant employé ce mot à une fréquence aussi élevée)

Si je devais donner les motivations qui m’ont poussé à me plonger dans cette œuvre, il faut revenir en 2017.
Le samedi 6 mai de cette année avait lieu pour la première fois la cérémonie des potards, évènements pouvant s’apparenter aux césars du cinéma, mais pour les sagas MP3.
Les auditeurs pouvaient voter pour les créations et acteurs qu’ils voulaient en fonction de certains catégories et « Les Aventuriers » était en lice.
Les organisateurs mettaient les liens vers les participants à disposition des votants, et ayant reçu de nombreux retours positifs sur cette saga, j’ai décidé de l’écouter environ trois semaines avant le résultat des votes.
J’avais malheureusement déjà voté et je ne savais pas encore que j’avais dans les oreilles le grand gagnant de la cérémonie. Titre largement mérité si vous me demandez (mais vous ne m’avez sans doute pas demandé)

Sur ce, je vous laisse, je dois aller chanter dans ma Cave, je me sens comme un tigre et c’est puissant ces bêtes-là.