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dimanche 22 décembre 2019

La Tour, La Rose et le Pistolero

En 1982, Stephen King publie le premier livre de la série de "La Tour Sombre" inspirée par un poème de Robert Browning "Le Chevalier Roland s'en vint à la Tour noire".
Mêlant horreur, western, science-fiction et fantasy, elle retrace le périple de Roland de Gilead, un pistolero à la poursuite d'un homme en noir dont il juré de se venger.

Son voyage le conduira à rencontrer Susannah, Jake et Eddie avec lesquels il formera un groupe où les capacités de chacun seront mise à l'épreuve durant leur recherche de la Tour Sombre, le pilier lient et équilibrant l'ensemble des mondes alternatifs.

Tout au long de l’œuvre, Stephen King insère des références à d'autre de ses livres mais l'ensemble se laisse lire sans avoir forcément avoir besoin de connaître ces dites œuvres.
Le mélange subtil de genres habituellement très opposés rend l'expérience de lecture très riche et permet l'intégration de scènes où l'on assiste par exemple à un duel d'énigme contre une intelligence artificielle ou encore un sorcier qui met le bazar dans le New-York des années 70.

De nombreux thèmes reviennent comme celui de la Tour dont une itération existe en chaque monde, la rose trouvée par Jake dans New-York et qu'il faut protéger à tout prix ou encore la clef à la forme si unique et dont la serrure semble échapper au groupe.

La série peut autant se voir comme une quête chevaleresque que comme épopée de science-fiction et c'est cette particularité qui rend la Tour Sombre unique en son genre.
Et même si l'antagoniste principal est profondément maléfique, la série n'est en rien manichéenne car les protagonistes ont tous en eux une part d'ombre très importante et celle-ci les pousse par moment à faire des choix moralement questionnables.

Je crains de devoir écourter ici mon article car résumer huit livres sans trop en dire est particulièrement compliqué.
Sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave une rose y pousse.

dimanche 8 décembre 2019

Stratégie du Milieu

Même si vous n'avez pas lu les livres ou vu les films, je pense que vous n'êtes pas sans connaître le "Le Seigneur des Anneaux" et si tel n'est pas le cas, je vous invite à vous renseigner sur cette œuvre d'Heroic Fantasy majeure car pour en parler, j'aurais besoin de rédiger un article entier dessus.
Et comme ce n'est pas l'objectif de celui-ci, je vous laisse le soin de creuser le sujet de votre côté.

En l'occurrence, ce dont je vais parler aujourd'hui est de l'adaptation de la saga en jeu vidéo, plus précisément en STR (Stratégie en Temps Réel) dans un titre nommé "Bataille pour la Terre du Milieu II" (et non je n'ai pas joué au premier).
Et pour ce faire, je vais résumer ce qu'est un STR.
Il s'agit d'une catégorie de jeux dans lesquels ont commande des unités en temps réel (merci Capitaine Évidence) afin de remplir des objectifs précis ou d'éliminer le camp adverse.
Ils se déclinent sous différentes formes allant de la gestion d'unités spéciales déployées en terrain ennemi, à des batailles spatiales dantesques (j'adore ce mot) opposant empires galactiques à la conquête de l'univers.

Dans le cas présent, nous nous trouvons face à un système classique de bataille entre 2 (ou plus) camps.
Plus précisément, le joueur sélectionne une faction parmi les six disponibles (sept s'il est en possession de l'extension intitulée "L'Avènement du Roi-Sorcier" qui rajoute la faction d'Angmar) à savoir les Homme de l'Ouest, les Elfes et les Nains du côté du Bien et L'isengard, le Mordor et les Gobelins du côté du Mal.

D'entrée de jeu, il a le contrôle d'une forteresse de son camp ainsi que d'un constructeur et quelques points de ressources nécessaire à la construction de différents bâtiment permettant la production de davantage de ressources, la construction de structures défensives (comme des tours ou des murs) et l'entraînement d'unités de combat dans le but de procéder au ravalement de façade de la partie adverse.
Pas d'inquiétude si dans votre emportement vous avez claqué tout le budget de départ dans le ministère de la défense, votre forteresse produit une quantité stable de ressources, mais celle-ci sert plus à dépanner le joueur en galère plutôt que de permettre la mise en place d'une économie viable étant donné le rendement faible de la structure.
Chaque camp a des unités spécifiques et des spécialités que je ne vais pas détailler ici afin de vous laisser des choses à découvrir.

Bien entendu, il serait trop simple de pouvoir voir votre/vos adversaires et ses troupes sur la carte, aussi cette dernière est-elle recouverte d'un voile occultant tout ce qui se trouve hors du champs de vision de vos unités.
Pour vaincre l'ennemi, il faudra d'abord le trouver et s'il vous trouve en premier, j'espère que vos défenses sont solides.

Parmi les particularités qu'ajoute cet opus, on trouve la possibilité de trouver Gollum sur la carte et de le tuer pour obtenir l'Anneau Unique.
Mais cette tâche ne sera pas aisée car il possède un pouvoir le rendant invisible sauf aux yeux de certains unités.
Une fois que ce crapaud a lâché son Précieux Trésor, vos soldats doivent le ramener à votre château (ou l'un de vos châteaux, car il est possible de construire plusieurs forteresses, mais c'est un détail) et dès que le livreur UPS est arrivé à bon port, vous obtenez la possibilité d'invoquer un héros surpuissant.
Sauron si vous avez choisi une faction du Mal ou Galadriel sir vous avez choisi le Bien.
Mais c'est à double tranchant car une fois l'Anneau entre vos mains (ou celles de votre adversaire) la forteresse le renfermant devient visible aux yeux de votre ennemi malgré le brouillard de guerre.

Deuxième ajout, la capacité de créer ses propres héros (des unités uniques, celles déjà présentes en jeu reprennent des personnages existants dans l'oeuvre de Tolkien, elles ont une échelle de progression sur 10 niveaux et chacun d'eux débloque des pouvoirs et renforce le héros).
Après avoir sélectionné le type de héros que vous voulez créer, ce qui le rendra accessible à telle ou telle faction et donnera l'accès à des pouvoirs relatifs à son archétype.
Vous avez un certain nombre de points à attribuer à celui-ci dans différentes statistiques, un peu comme lors de la création d'un personnage de jeu de rôle.
Vous pouvez également définir son nom, modifier son apparence et choisir ses pouvoirs en suivant certains limitations.
Il n'est pas compliqué de créer des héros surpuissants en quelques minutes, mais les limitations gardent le tout relativement équilibré.

Je pense en avoir assez dit sur ce jeu et sur ce, je vous laisse, je retourne dans ma Cave j'ai une carte à étudier.

dimanche 10 novembre 2019

Vision d'un Autre Monde

Hitomi est une lycéenne ordinaire à ceci près qu'elle possède un don de voyance.
Cela ne l'empêche pas de mener une vie normale et de vivre ses premiers émois amoureux.
Mais son paisible quotidien bascule lorsqu'elle se retrouve transportée sur le monde Gaïa où elle rencontrera Van Fanel, jeune souverain du royaume de Fanelia.
Ensemble, ils seront pris dans une guerre opposant le pays de Van à l'empire de Zaïbach.
Dans ce conflit, leur atout sera l'Escaflowne, une armure mécanique géante issue de la technologie d'un peuple disparu que seul Van peut piloter.

Tel est le point de départ de Vision d'Escaflowne, un animé de 26 épisodes datant de 1996 et produit par le studio Sunrise principalement connu pour les séries Gundam (dont je parlerai probablement à l'avenir).

Principalement destiné à une audience féminine (ce qui est assez rare dans le cas des séries de Mechas (pour rappel, les séries comportant des robots géants pilotés)) cette série a connu un énorme succès à sa sortie hors-Japon.

Reprenant des thèmes variés comme la nature violente de l'être humain ou la chevalerie, il dispose en outre d'un scénario profond et d'un traitement des personnages poussé.
Au fur et à mesure de l'avancée de l'intrigue, on plongera plus profondément dans le passé des protagonistes ainsi que celui des antagonistes.
Ce qu'on y trouvera n'est pas toujours ce à quoi l'on s'attend et une empathie envers les intéressés se crée.
Le tout servi par une bande-son composée par Yoko Kanno ("Porco Rosso", "Cowboy Bebop", "Cardcaptor Sakura", "Terror in Resonance") accompagnée par l'orchestre philharmonique de Varsovie (oui, ça fait clinquant, mais la qualité y est).

D'un point de vue visuel, on a un contraste entre l'ambiance médiévale de l'univers et la technologie des Guymelefs (les armures pilotées) ou même celle de l'empire de Zaïbach qui semblent comme issues d'un savoir-faire originaire d'un autre monde.
Une séquence marquante est l'activation de l'Escaflowne où l'on voit une partie du mécanisme actionnant les membres de l'assemblage et j'ai été bluffé devant l'imagination des créateurs qui ont représentés à base de pignons, de bras et de rouages ce que l'on ne voit pas dans d'autres œuvres du genre.

Je ne pense pas être en mesure de dire quoi que ce soit de plus et sur ce, je retourne dans ma Cave, j'ai un dragon à tuer.

dimanche 27 octobre 2019

Fantasia à Travers Ciel

Laissez-moi vous guider vers un monde fantastique où les terres habitables sont entourées par une mer de nuages s'étendant à perte de vue.
Un monde où les humains doivent se défendre tant bien que mal contre des créatures appelées Némésis tombant du ciel et dont le simple contact vous foudroie et vous tue instantanément.
Dans ce monde, les rares exceptions ayant survécu à une telle rencontre, deviennent capable de manipuler le Fantasia, une énergie dont se servent également les Némésis pour répandre le chaos.
Ils sont alors en mesure d'affronter ces derniers sur un pied d'égalité sans craindre de griller à leur contact.
Ces gens sont appelés des sorciers et ils développent systématiquement une infection, visible ou non, suite à leur exposition à ces créatures malfaisantes.
Terrifiés par ces parias, les humains ont organisé une Inquisition ayant pour but de chasser les Némésis et de neutraliser les sorciers jugés comme une menace.
Ces dans ce contexte que Seth, un jeune sorcier à cornes de chèvre, va se lancer à la poursuite du Radiant, légendaire sources des Némésis, afin de le détruire.

Houlà ! Il était long ce résumé ! Enfin, plus qu'un résumé, il s'agit du contexte général dans lequel se place "Radiant", le manga de Tony Valente publié chez Ankama.
Un manga français donc (Cocorico, si ça peut vous faire plaisir). Mais au-delà de l'aspect patriote de cette déclaration, il s'agit d'une œuvre étrangère qui fait un carton au Japon, la terre natale de ce genre de lecture, un carton tel qu'il a été adapté en animé dont, à l'heure où j'écris ces lignes, la seconde saison est en cours, ce qui n'est quand même pas rien.
Mais je m'égare, reprenons le chemin habituel de mes articles

Pour commencer, les dessins sont très sympas, les personnages sont très expressifs et on s'attache assez vite à eux et à leur personnalité (ou dans certains cas, leurs personnalités, mais assez de digression).
Leur écriture est tellement bien faite de mon point de vue que lorsque je regardais certains épisodes de l'adaptation animé, je disais à mes amis "Aaah ! Et là on va introduire un de mes personnages préférés !" Sauf que je disais ça pour à peu près tous les personnages récurrents.
Jamais je n'ai apprécié autant de personnages dans une même œuvre.

Pour ce qui est du scénario, il peut très aisément nous toucher car il prend certains thèmes d'actualités et les insère habilement dans sa trame sans que cela ne semble forcé.
Malgré un caractère parfois enfantin dans le trait général du dessin, l'ambiance rendue par le scénario est parfois très sombre et l'ennemi n'est pas toujours celui que l'on croit.
J'en viens même à comprendre les raisons d'agir des antagonistes et les voir non comme des ennemis, mais comme des humains qui agissent selon leurs idéaux qui sont tout aussi justes et légitimes que ceux du protagonistes.

Je pense que j'en ai assez dit et sur ce, je vous laisse, je dois retourner dans ma Cave étudier les Némésis.

dimanche 26 mai 2019

Fées de Combat

Il existe un monde où les fées vivent dans les animaux, leur conférants de grands pouvoirs.
Via l'extraction de l'organe où elle s'est implantée, puis par greffe, il est possible de donner ces pouvoirs aux humains.
Ceux-ci deviennent alors des soldats féériques et sont envoyés au combat dans une guerre terrible.
Mais lorsque la paix revient, ils sont contraints de réintégrer la société civile.


Voici le point de départ de "Fairy Gone" un animé du studio P.A. Works ("Angel Beats!"; "Kuromukuro"; "CANAAN").
On y suit Mariya Noel, neuf ans après la grande guerre, qui est à la recherche de son amie d'enfance Veronica.
Au cours d'une enchère qu'elle a infiltrée, elle se retrouve possédée par une fée et est forcée de rejoindre Dorothea, une organisation spécialisée dans la traque des crimes et du trafic d'artefacts liés aux fées.


La façon dont cet animé traite les fées non pas comme les êtres bienveillants souvent décrits dans les contes, mais plutôt comme des créatures parasitaires pouvant se révéler terrifiantes et extrêmement dangereuses, m'a particulièrement attiré.
Et on voit franchement de tout en terme de créatures, que ce soit le loup gigantesque à six yeux ou l'espèce de médecin de la peste possédant autant de lames qu'une panoplie médiévale en passant par la grenouille volante.


Comme à l'accoutumée, je vais parler des musiques qui sont tour à tour très belles, mélancoliques ou bien puissantes, chacune est parfaitement dosée pour la situation qu'elle accompagne et je me suis surpris à plusieurs reprise d'avoir les larmes aux yeux.


L'ambiance graphique sombre, très bien travaillée, est mise en relief par l'utilisation de couleurs assez ternes et parfois fades amplifiant le fait que le monde se relève péniblement d'une longue guerre.
De plus, les protagonistes opérant pour une organisation secrète, ils se retrouvent souvent dans des endroits sombres (comme par exemple des catacombes) ou mal famés.
Ainsi, l'impression de mal-être et de délabrement n'est jamais très loin.
J'ai pu remarquer que même lorsque le soleil est au milieu d'un ciel sans nuage, le temps n'est pas réellement radieux.


Je ne sais malheureusement trop quoi dire sur les personnages sans penser que je suis malhonnête car à l'heure où j'écris ces lignes, la première saison n'est pas terminée.
Je réserverai donc mon jugement pour le moment et je mettrai cet article à jour lorsque j'aurai assez de matière pour cela.


Sur ce, je vous laisse, je dois retourner dans ma Cave subir une greffe.

dimanche 12 mai 2019

Gladiateurs Contre Monstres

Voici la manière dont est introduit « Bestiarius », manga dessiné et scénarisé par Masasumi Kakizaki (également auteur et dessinateur de « Green Blood », « Hideout » et « Kansen Rettou » et dessinateur de « X-Gene » et « Rainbow : Nisha Rokubou no Shichinin ».


Le contexte se place au premier siècle après Jésus-Christ. L'Empire Romain s'étend à travers l'Europe, soumet les peuples humains et asservi les monstres.
Mais ces derniers ne sont pas traités guère mieux que des bêtes malgré leur intelligence identique à celle des humains.
Au contraire, il servent d'esclaves et de combattants pour les jeux du cirque où ils affrontent des gladiateurs humains, les Bestiarius.

Nous suivons Finn, jeune gladiateur de 19 ans qui s'est vu contraint de rejoindre les effectifs du Colisée suite à la défaite de son père en Albion contre les Wyvernes.
Élevé et entraîné par la dernière d'entre elles, Durandal, il est l'un des meilleurs combattants du cirque et attire l'attention de Domitien, le cruel empereur de Rome qui décide de l'opposer à son père adoptif.
Ce qu'il ignore, c'est que cet acte abject de sa part va démarrer les flammes de la révolte contre son empire.


Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce manga en sept volumes, c'est la façon dont son introduits les personnages et la vitesse à laquelle on s'attache à eux.
Ils sont présentés de façon dense et même certains personnages secondaires sont suffisamment développés pour que l'on éprouve de l'empathie pour eux.


Ensuite il faut bien entendu parler des dessins, le style de Kakizaki est plutôt réaliste et très détaillé ce qui lui permet de représenter un large panel de postures et d'expressions faciales (qui est mon avis plus fourni que dans une grande majorité des mangas)


Parlons enfin du scénario, parce qu'on va pas se mentir, vous êtes là pour ça.
On pourrait lui reprocher son utilisation presque abusive des ellipses, mais il ne faut pas oublier que l'action se situe à l'époque de l'Empire Romain, par conséquent mettre sur pied une armée ou un voyage demande bien plus de temps qu'aujourd'hui et entreprendre le voyage prend des mois, voire des années.

Pour ce qui est de l'intrigue en elle-même, on pourrait dire que l'on a à faire à une réécriture de l'histoire de Spartacus mais avec plus de monstres et une touche de « Gladiator » mais le mélange n'est pas dérangeant pour autant (je ne parle pas de la rencontre entre Spartacus et « Gladiator » car les contextes sont similaires, je fais bien entendu référence à l'ajout de monstres) et cela donne une dimension intéressante à l'histoire et se rapproche de ce que l'Empire Romain aurait ou devenir dans une autre réalité.


Je pense ne plus rien avoir à dire et sur ce je vous laisse, je retourne dans ma Cave, il y a des combats de monstres clandestins.

dimanche 10 mars 2019

Le Dragon Mélomane


Il y a bien longtemps, il régnait une belle harmonie entre dragons et elfes. Ces derniers vouaient aux précédents un culte et communiquaient avec eux grâce à des chants très élaborés, la Chanson Runique.

Afin qu’ils puissent mieux se comprendre, le Dragon Étincelant, le plus puissant de sa race, créa à partir de son corps les Harmoniques, des instruments de musique prenant la forme d’armes, mais dont combattre n’était pas la fonction première.

Mais le guerre éclata lorsque dieu voulu prendre le contrôle du monde, alliant à sa cause les dragons à l’exception d’un seul, le Dragon Étincelant.

Après une lutte fratricide et meurtrière durant laquelle la majeure partie des dragons fut décimée et la population des elfes grandement réduite, le calme revint.

Maintenant, les humains du royaume d’Astoria occupent l’ancienne île des elfes, tandis que leurs descendants se sont repliés sur le continent. En parallèle une autre grande puissance humaine, l’empire, vise une conquête mondiale et par conséquent est entré en guerre avec ses voisins.

Au milieu de ce chaos, Sonia Blanche, la princesse héritière du trône d’Astoria, épaulée par son amie Kirika Towa Alma, une elfe dépositaire d’un des Harmoniques, s’infiltre dans une prison de l’empire pour libérer un jeune homme nommé Yuma Ilvern qui serait la réincarnation du Dragon Étincelant.


Voilà pour le point de départ de « Shining Resonance », un J-RPG de la série des « Shining » développé par Sega originalement sorti uniquement au Japon sur Playstation 3, mais dont une version remasterisée et étendue est sortie l’an dernier sur PC, Switch, PS4 et Xbox One, sous le nom de « Shining Resonance Refrain ».

Contrairement aux J-RPG classiques, les combats ne se déroulent pas au tour par tour mais en temps réel permettant au joueur de se déplacer dans la zone d’affrontement. En soit, le système se rapproche beaucoup de celui des « Tales of ».

Un des points intéressant de ce jeu est l’absence d’équipement pour les personnages. En effet, contrairement aux jeux du même genre, il n’y a pas d’armure ni d’arme à acheter. Chaque personnage est équipé d’une seule et même arme tout au long du jeu et ne porte tout simplement pas d’armure en dehors des vêtements qu’il porte sur lui (sauf si incidemment ses vêtements sont armure, mais là n’est pas le sujet).
Au lieu de ça, les statistiques des personnages sont définies par les Aspects placés sur l’arme qui augmentent divers points (vie, attaque, magie, etc…) ou accordent divers effets (arme empoisonnée, temps de lancement de sorte réduit, etc…), ainsi que par le niveau d’Accord (comprendre accord comme pour un instrument accordé, le cœur du jeu étant basé sur une direction artistique ancrée dans la musique) entre l’arme et son possesseur.
Là encore les caractéristiques seront modifiées en fonction du niveau mais également en fonction de la façon dont l’arme est Accordée. Il en existe plusieurs type et eux aussi accordent différents effets comme des attaques plus rapides, un effet de glace, augmentation des statistiques sous certaines conditions, etc …

En combat, il est possible en plus des attaques basiques d’employer des attaques de Break (je n’ai pas vraiment d’équivalent français pour ce terme musical) délivrant de gros dégâts et facilitant la mise au sol d’un adversaire pour le rendre plus vulnérable.
Mais il faut être prudent car ces deux types d’attaques baissent la jauge d’endurance de votre personnage.
Pour pallier à ça, ont peur recourir à des Forces (en gros les attaques magiques du jeu) user des points de magie, le temps que l’endurance remonte.

En plein combat, certains effets de soutien peuvent se déclencher grâce au diagramme des relations entre les personnages.
Il s’agit d’un tableau où sont regroupés tous les personnages de l’équipe auxquels on peut attribuer un de traits de personnalité présent dans leurs liste individuelle et obtenir des liens de différentes natures (rivalité, romance, jalousie, amitié, etc…) octroyant en combat et de façon aléatoire des effets allant de l’augmentation de la défense ,à des soins plus puissants, en passant par un empoisonnement général de l’équipe du joueur (bah oui, vous croyez vraiment qu’un personnage jaloux va avoir des effets positifs sur son équipe ?).
Le tableau est complètement modulable et permet de déplacer les personnages librement entre ses cases ainsi que d’alterner entre leurs traits de personnalité.
On obtient par cet intermédiaire une grande liberté de combinaison et cela permet aussi d’échapper aux effets négatifs susmentionnés.

Ensuite, on trouve le système B.A.N.D. (je ne peux pas le traduire malheureusement) il s’agit là d’une mécanique permettant au joueur de faire chanter les personnages en combat et d’obtenir des boost de performance radicaux permettant de retourner la situation sur le champ de batailles (si vous avez lu mon article sur « Stella Glow », le principe est le même que celui des chants affectant tout le terrain)

Continuons avec les visuels, ils sont très jolis, le design des personnages est bien pensé (je suis très amateur de la tenue de prêtresse de Kirika qui est très esthétique), bien sûr on reste quand même dans les visuels où on sait que le méchant c’est le méchant et qu’on voit le traître arriver à des kilomètres, mais bon, quand on a joué à beaucoup de J-RPG, on finit par passer au-dessus de ces détails.
D’ailleurs, un point que je tiens à souligner, les dragons sont de vrais dragons, avec quatre pattes et deux ailes (N’est-ce pas Skyrim ? Hein ? Avec tes fichues vouivres à deux pattes postérieures et deux ailes antérieures) j’estimais que ce détail était important.

Et finalement, les musiques, bon elles sont pas forcément folles, mais elles font pas tâche.
Ce qui est quelque part un peu décevant pour un jeu dont la DA est justement orientée vers la musique.
Mais bon, on fait avec et certains thèmes se démarquent tout de même.

Sur ce, je vous laisse, je dois aller dans Cave accorder mon piano-bouclier.

dimanche 10 février 2019

Je Suis Léon, Graphiste Professionnel


Ou du moins l’était-il avant d’être transporté dans le monde de Glagnork (et si vous trouvez que cette phrase ne fait aucun sens, vous avez cliqué sans lire le titre).

Mais reprenons un peu plus tôt dans la journée.
Notre blond camarade vient de se faire licencier par son patron, il rentre chez lui et apprend que sa femme le trompe avant de se faire éjecter comme un malpropre de chez lui.
Alors qu’il erre dans les rues sans réel objectif, il fait la rencontre d’un homme disant être un incantateur et par le biais duquel il est arraché à notre belle planète pour arriver ailleurs.

Ceci marque le début de son aventure dans « Le Monde Pitoyable de Glagnork » (la vache, je suis tellement fier d’avoir réussi à caser le titre de la saga dans une phrase sans que ça fasse pas naturel).
Vous l’aurez compris par ma digression entre parenthèse (et peut-être également grâce aux libellés de l’article), nous parlons aujourd’hui d’une fiction sonore/saga audio/saga MP3/rayez les mentions inutiles et rajoutez les vôtres.

Cette série comptant trois actes (du moins au moment où j’écris ces lignes et encore, le troisième a débuté il y a peu) et scénarisée par Neckhaos a commencé en 2007.
Le ton humoristique sur lequel elle démarre est trompeur et bien vite l’intrigue se noue, resserrant ses nœuds autour du destin des personnages laissant apercevoir une ombre superposée à l’apparence idyllique de ce monde utopique.
Car qui sait quels sacrifices ont été fait pour obtenir ce résultat ?

Outre son scénario à la complexité savamment orchestrée, le monde en lui-même est construit avec astuce et même si l'ambiance générale s'apparente à celle d'un univers d'Heroic-Fantasy, certains habitants ont tendance à avoir la langue en poil pendue et semblent en savoir bien plus long qu'ils ne le devraient.

Un des traits que j’apprécie particulièrement dans cette saga est la disparité des personnalités des personnages récurrents.
Bien qu’étant une collection de clichés, ils sont écrit avec une telle maîtrise qu’au lieu de se dire « Roh mais c’est bon, on les connaît les beaux-parleurs qui draguent tout ce qui bouge, on les a déjà vus cent fois. » ou encore « Mais c’est bon les mages super mystérieux qui parlent pas beaucoup c’est vu et revu.».
Eh bien, on se dit… Bah rien en fait, on se dit rien (oui je parle de moi à la troisième personne, j’ai jamais dit que mes articles étaient objectifs) on apprécie le moment et les décalages de situations créés par ces personnalités qui s’entrechoquent et soulignent leurs défauts les unes entre les autres.

À chaque écoute, j’apprécie toujours autant George le barman dont on est sûr que c’est lui (et vu comme il le crie, on vas pas chercher à le contredire) ou bien Recto l’archer qui termine systématiquement sa présentation en donnant sa carte.

Toutes les petites références çà et là sont autant de pépites de chocolat dans un muffin (pourquoi ai-je donc pensé à un muffin moi ?) et rendent l’expérience du « Monde Pitoyable de Glagnork » encore plus savoureuse.

Bien entendu, si vous voulez vous faire votre propre idée, je vous invite à cliquer sur l'image ci-dessous :

https://lemondedeglagnork.fr/


Et sur ce, je retourne dans ma Cave, je dois préparer un poulet.

dimanche 16 décembre 2018

Les Douze Katanas

Kiki Shikizaki était un forgeron de génie. Alliant ses capacité à l’alchimie et l’occulte, il créa douze lames aux capacités extraordinaires, pourquoi ? Nul ne le sait.
Bien que ces créations soient au sommet de son art, elles recèlent un bien sombre secret. Quiconque entre en possession d’une d’elles est frappé d’un « poison » attaquant l’esprit et poussant cette personne à garder l’arme pour elle-même quel qu’en soit le prix.

C’est à cause de cette particularité des épées que des années plus tard, Togame, stratège du shogun, part à la recherche de Mutsue Yasuri, célèbre artiste martial, pour demander son aide afin de récupérer les douze armes volées par les ninjas du clan Maniwa, auxquels elle avait assigné la mission de rassembler lesdits artefacts pour les donner au shogun.

Ne trouvant que le fils du guerrier, un jeune homme se prénommant Shichika, elle donne à ce dernier l’ordre de l’accompagner et c’est ainsi que commence la série intitulée Katanagatari de Nisio Isin (Bakemonogatari).


Avec son style graphique particulier, cette série ne se laisse pas approcher facilement mais s’arrêter aux apparences serait une erreur.
Loin du manichéisme d’une grande partie des œuvres, on a plaisir à suivre Shichika qui découvre le monde à l’extérieur de son île et au gré de ses combats commence à s’interroger sur les motivations de ses adversaires.
Car l’un des nombreux points forts de cette série ce sont ses personnages, ils sont développés sans que l’un soit copié-collé sur son voisin et ils disposent de leurs personnalités propres et pourtant, certains d’entre eux n’ont que peu de temps à l’écran.


Une autre particularité de cette série est que chacun des douze épisodes dure 45 minutes, ce qui est assez rare dans l’animation japonaise. Il faut savoir qu’il s’agit à l’origine d’une série de livres qui ont été adaptés et que chaque épisode correspond à un volume entier.

La fréquence de publication s’est faite à raison d’un épisode par mois de Janvier à Décembre 2010. Je recommande donc à ceux qui souhaiteraient voir la série de respecter cet écart d’un mois entre les épisodes afin de les savourer pleinement, je l’ai fait moi-même et l’expérience n’en a été que plus agréable de mon point de vue


Ceux qui sont habitués au travail de Nisio Isin ne seront pas dépaysés par certains choix artistiques, pour les autres en revanche, ne soyez pas surpris si vous tombez sur une séquence en mode shoot em up au détour d’un épisode.


Je pense avoir fait le tour et sur ce, je vous laisse, je dois vérifier que mon katana est toujours bien à l’abri dans ma Cave.

dimanche 21 octobre 2018

Chronique d'une Histoire Condamnée


Aujourd’hui, attardons-nous sur Radiant Historia, un J-RPG développé et publié par ATLUS.

Nous y suivons Stocke, un agent des Services Secrets du royaume d’Alistel, alors que son pays est pris dans une longue guerre contre l’empire de Granorg.
La raison de cette guerre, la désertification inexorable de Vainqueur le continent accueillant ces deux nations.
Alors que notre protagoniste s’apprête à partir en mission pour récupérer un agent infiltré chez l’ennemi, son supérieur, Heiss, met sous son commandement deux mercenaires, Raynie et Marco, et lui confie également la Chronique Blanche, un livre aux pages vierges censé renfermer de grands pouvoirs.
La mission vire cependant rapidement au cauchemar, l’agent qu’ils devaient escorter est abattu et les subordonnés de Stocke meurent en couvrant sa fuite.
Alors que l’ennemi accule ce dernier, les pouvoirs de la Chronique Blanche l’attirent à Historia, un lieu hors du temps où deux enfants, Teo et Lippti, lui demandent de sauver le futur.
Commence alors un voyage à travers le temps pour faire la lumière sur ce qui cause la déchéance de ce monde.

Il s’agit là d’un J-RPG avec un scénario très bien ficelé et le système de voyage temporel permet d’explorer deux lignes temporelles différentes avec leur lot de mauvaises fins.
Il n’est d’ailleurs pas possible d’avancer dans un seul des deux scénarios car ils sont plus intimement liés qu’ils ne le laissent présager au premier abord.

Les musiques, très bien orchestrées, ont composées par la géniale Yoko Shimomura (Kingdom Hearts, Final Fantasy XV)

Et le meilleur pour la fin, les combats. Ils disposent d’un système de combo qui augmente l’expérience et les récompenses.
Cependant, pour obtenir des valeurs d’enchaînement élevées, il faut alterner les types de techniques en mélangeant capacités physiques, magie et attaques de base.
Il est également nécessaire de jouer avec l’ordre de passage des personnages, sachant que chacun d’eux peut échanger sa place avec un allié comme un ennemi moyennant un malus de défense et une vulnérabilité accrue aux altération d’état.

C’est tout pour aujourd’hui et sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave, je dois aller voir si les pages de mon livres se sont remplies en mon absence.