dimanche 4 août 2019

Une Grande Aventure

Alors certes, ce titre est très générique et pourrait s'accorder avec beaucoup d’œuvres, mais j'ai choisi ce titre avec le manga « Pokémon, La Grande Aventure » en tête.

Cette série, écrite par Hidenori Kusaka et dessinée par Mato pour les 9 premiers tomes puis par Satoshi Yamamoto à partir du tome 10, suit les pérégrinations des protagonistes des jeux de la série principale.
Et quand je dis « protagonistes », je parle des personnages incarnés par le joueur et leurs rivaux, en aucun cas je ne fais référence à Sacha du dessin animé (même si la première traduction nommait Rouge, le protagoniste de la première génération, Sacha)

Alors, pour poser les bases, hormis l'univers et les mécaniques générales, ne vous attendez pas à beaucoup de ressemblances avec le dessin animé.
Le manga aborde des thématiques assez sombres avec des morts de personnages et de pokémons (On voit entre autres un Arbok se faire trancher en deux) et certaines entrées du pokédex sont respectées quant au comportement de certaines des créatures du jeu.
L'ajout de certains personnages originaux en tant que protagonistes est également une des forces de la série.

Ici, les champions d'arène ont une fonction supérieure à celle des jeux et leur expertise dans le domaine des pokémons les fait agir hors de leur arène.
Autant dans les jeux on a l'impression que le premier champion est plus faible que les autres (ce qui est logique vu que le jeu doit présenter une courbe de progression au joueur), autant ici leur force et leur maîtrise du dressage est indiscutable.
Et bien entendu, étant humains, l'attrait du pouvoir et/ou de l'argent peut les faire pencher du côté des organisations criminelles, contrairement aux jeux où ils sont représentés comme fondamentalement opposés à celles-ci (avec peut-être une ou deux exceptions du flemmard je-m’en-foutiste local)

Bref, le scénario est très bien écrit et assez mature malgré le fait qu'il soit adressé à un public relativement jeune et il respecte l'esprit de la série, à tel point que Satoshi Tajiri, le créateur de la série, a soutenu l’œuvre disant de celle-ci : « C'est le manga qui ressemble le plus au monde que j'ai voulu transmettre. »

J'espère que vous donnerez sa chance à cette série et sur ce, je vous laisse et je dois retourner dans ma Cave astiquer ma collection de badges.

dimanche 21 juillet 2019

La Vengeance du Corbeau

Chaque année à Detroit, le 30 Octobre a lieu la Nuit du Diable durant laquelle les criminels s'en donnent à cœur joie.
Un jeune couple, Erica Draven et Shelly Webster, doit se marier le lendemain, le jour de Halloween.
Enfin, c'est ce qui se serait passé si des délinquants n'étaient pas entrés chez eux par effraction avant de violer puis tuer Shelly et poignarder et tirer su Eric avant de le jeter à travers la fenêtre.
Un an plus tard, Eric revient d'entre les morts bien décidé à se venger.

Et c'est ainsi que commence "The Crow", film d'Alex Proyas sorti en Mai 1994 et dont la production a été marquée par la mort de l'acteur principal, Brandon Lee (et comme le précise Anubis dans les  commentaires, que je vous invite à lire au passage, fils du bien célèbre Bruce Lee) incarnant le personnage d'Eric Draven, en plein tournage touché par une balle par accident.

On y trouve une esthétique très sombre proche des films d'horreur mais rassurez-vous il s'agit d'un film de super-héros, du moins dans l'idée car si on colle à la notion du justicier masqué, alors on en vient des types comme superman ou batman qui parviennent à vaincre l'ennemi et à le livrer aux forces de l'ordre.
Ici rien de tout ça, The Crow a des pouvoirs mais il ne cherche que la vengeance.
Peu lui importe la justice des Hommes, il tuera tous ceux qui lui ont causé du tort.
Pas de rédemption possible pour l'ennemi donc, par conséquent beaucoup diront que le film n'est pas moralement pertinent et je ne peux pas les contredire sur ce point, je dois personnellement avouer que voir un film où une vengeance est menée d'un bout à l'autre est très appréciable.
Fondamentalement, le film est assez manichéen.

Pour ce qui est des personnages, on trouve ceux du côté du bien comme Albrecht, le flic intègre, ou Sarah, la gamine qui s'est liée d'amitié avec le couple.
De l'autre on trouve toute la lie Detroit, des criminels infâmes et amoraux, que l'écriture rend détestables à souhait.
Vous voulez les détester ? Aucun problème, les auteurs ont bien fait leur taf à ce niveau.

Et pas qu'à ce niveau d'ailleurs, l'ambiance sombre est très bien travaillée, mais le film sort parfois de cet abysse profond pour faire voir au spectateur des moments de clartés.
Moments qui permettront à Eric de se souvenir que le beau existe en ce monde.

Et bien sûr, la bande-son n'est pas en reste. Les musiques, composée par Graeme Revell, sont surtout marquée par une ambiance mystique tribale avec beaucoup de percussions et alternent occasionnellement avec des morceaux plus légers ou des violons donnent une sensation de calme à la scène.
Je suis tout particulièrement accroché par celui s'intitulant « Believe in Angels » qui présente un des leitmotivs musicaux du film.

Je pense en avoir dit assez et sur ce, je retourne dans ma Cave, je dois vérifier si l'éclaircie vient après la pluie.

dimanche 7 juillet 2019

Être Génial (en quelques sortes)

Tout d'abord, je tiens à vous présenter mes excuses pour cet article vraiment court par rapport à l'accoutumée.

Il existe un homme, Tom Cutler, qui un jour s'est plongé dans la rédaction d'un livre intitulé "211 Idées pour devenir un Garçon Génial" (disponible aux éditions Marabout).
Alors me regardez pas comme ça, c'est le livre qui s'appelle comme ça, de plus il existe sa contrepartie féminine (que j'aimerais lire soit dit en passant).

Mais laissons là les considérations de genre car à la lecture de ce livre, vous allez rire et peut-être même (c'est d'ailleurs plutôt une certitude) apprendre des choses.

Tout au long des pages, ordonnées selon huit catégories, vous allez découvrir de nombreux sujets variés et plus ou moins utiles, comme jouer du biniou ou prononcer un discours.
On trouvera également pêle-mêle des recettes de cuisine, des petits tours de magie voire quelques méthodes pour briller en société sans maîtriser certains sujets comme, par exemple, choisir un vin à table.

Chacun des ces trucs est traité avec beaucoup d'humour et on passe un moment véritable agréable à les lire et les relire.
J'ai moi-même reçu ce livre à un moment de ma vie où je n'allais vraiment pas bien et j'ai pu me relever, dans une certaine mesure, grâce à sa lecture.

Je suis sincèrement désolé car résumer davantage ce livre risquerait de me faire écrire entièrement un de trucs donnés dedans et je ne pense pas en avoir le droit.

Sur ce, c'est avec un immense regret que je vous laisse déjà, et je retourne dans ma Cave pour apprendre à calculer l'heure d'un décès.

dimanche 23 juin 2019

L'Arbre Éclaire la Forêt

L'Arbre des Esprits est le gardien de la foret de Nibel, ainsi que le père des Esprits Gardiens. Mais lors d'une nuit de tempête, Ori, l'un·e de ses enfants, est séparé·e de lui puis il est attaqué par une chouette géante qui lui vole la source de sa lumière.
Incapable de maintenir l'équilibre des éléments, l'Arbre se met à dépérir et avec lui toute la forêt de Nibel.


Pendant ce temps, Ori a été recueilli·e par Naru avec laquelle iel écoule des jours paisibles mais ce bonheur vole en éclat avec le manque de nourriture et la mort de la mère adoptive de notre protagoniste.
Fortement attristé·e, Ori quitte son foyer et de fil en aiguille va partir en quête pour régénérer les éléments et sauver son foyer.


Voilà, ça a pris un peu de temps, mais je viens de vous résumer le point de départ du jeu "Ori and the Blind Forest" un metroidvania (si vous ne savez pas ce qu'est un metroidvania, je vous conseille d'aller sur cet article où j'explique le concept) créé par Moon Studios et originalement publié en 2015 avant d'être supplanté en 2016 par sa version "Définitive".


Graphiquement, le jeu emprunte beaucoup à l'univers des films Ghibli et on y retrouve les contrastes de couleurs et de lumières si chers à ce studio.
On passera tour à tour de l'environnement très vert et lumineux d'un bosquet à l'ambiance plus sombre et renfermée d'une grotte inondée.
L'observateur attentif pourra remarquer dans les décors des références à d'autres jeux vidéo comme « The Legend of Zelda » ou en encore la série « Mario » pour ne citer que ceux-ci.


Les musiques ne sont pas en reste (comme j'ai tendance à le dire à chaque fois à ce qu'il semble) et les accords de piano accompagnés de hautbois et de flûte relevés par des percussions rythmant le tout avec maestria sont tout simplement magnifiques à mon sens, cette alchimie déjà parfaite est sublimée par le voix d'Aeralie Brighton (je n'aime pas abuser de tant de superlatifs en temps normal, mais il arrive rarement que les musiques d'un jeu me touchent à ce point).
Il m'est arrivé de mourir de nombreuses fois au même endroit dans le jeu ce qui impliquait que je devais entendre la piste encore et encore mais je ne m'en suis pas lassé pour autant.


Au niveau du gameplay, le joueur contrôle Ori qui de base ne peut que courir et sauter.
Très vite Seyn le·la rejoint et lui octroie la capacité de tirer pour éliminer ses ennemis.
Au cours du jeu, on trouvera des Arbres Ancestraux qui représentent le lieu de repos d'autres Esprits Gardiens morts.
Chacun d'eux offrent à Ori une nouvelle capacité (escalade, double-saut, etc...) qui permettront l'exploration de nouvelles parties de la carte ainsi que d'accéder à des zones secrètes offrant l'accès à des réserves de vie et d'énergie ou bien à des points de compétences ou d'expérience.
En parlant de compétences, Ori possède trois lignes de capacités dont le coût d'achat augmente progressivement et qui débloqueront divers effets tels que la réduction des dommages encaissés, l'augmentation des dégâts infligés aux ennemis ou encore la possibilité de voir les zones cachées dans le décors.


Je ne parlerai pas en détail du scénario afin de ne rien vous gâcher, mais je l'ai trouvé très beau et attendrissant et je me suis très vite attaché aux personnages.
La narration est relativement minimaliste et les personnages, pour la plupart, ne s'expriment pas autrement que par leurs cris.
Au final, pour les comprendre il faudra lire leurs expressions faciales afin de connaître leurs émotions et cela n'a rien d'insurmontable rassurez-vous.


Voilà, j'en ai fini pour cet article et sur ce, je retourne dans ma Cave je dois prendre soin de mes Arbres Ancestraux.

dimanche 9 juin 2019

Voyage dans les Cacaoraïbes

Nous sommes en 1680, à l'époque où les pirates font régner la terreur sur les mers. La compétition est rude et les traîtrises nombreuses.
Aussi, les pirates français sous les ordres de Gérard de la Turbule ont-ils créé Utotor, machine qui doit les aider à prendre l'avantage sur leurs adversaires ainsi qu'à mettre la main sur le Caco qui Tue.

C'est de cette façon que vont se mettre en place les éléments du "Cacao qui Tue" une saga MP3 de 2014 réalisée et produite par un équipage de professionnels issus du théâtre, des écrans (petits et grand) mais également du doublage.

Au cours de l'histoire, nous rencontrerons divers personnages tous plus bariolés les uns que les autres et aux tendances musicales certaines, tels John B dit "The Singing Bastard" ou encore Pier Kraft le poète Batave.
Mais comme vous vous en doutez, s'il y a du cacao, il y a des chocolatiers, ainsi l'équipage Belge du Cuistax dirigé par Hööst Gueuze de Lambic, lui-même épaulé par Philomène Ganache une experte en chocolaterie, pédalera avec ardeur (et très souvent dans la semoule) afin de mettre la main sur ce trésor goûtu.

Chaque épisode apporte son lot de gags et de situations rocambolesques, allant du simple anachronisme à la sélection d'une aventure dans le pur style de la Roue de la Fortune.
Jamais au cours des 10 épisodes je n'ai eu l'impression de m'ennuyer et suivre cette série a été un véritable plaisir.

Les musiques ne sont pas en reste et s'accordent à chaque occasion au lieu où se déroule l'action, bien rythmées et orchestrées, on prend plaisir à les écouter (j'ai un gros faible pour le thème introduisant les épisodes) et je ne parle pas des chansons qui sont tout bonnement hilarantes.

Que dire de plus ? Mais oui, c'est évident ! Où donc trouver ces épisodes ? Eh bien c'est très simple, vous n'avez qu'à accoster dans ce port et vous y trouverez votre bonheur.

Sur ce, je retourne dans ma Cale, je dois étudier mes cartes nautiques. Non, je ne vais pas prendrr du Rhum !

dimanche 26 mai 2019

Fées de Combat

Il existe un monde où les fées vivent dans les animaux, leur conférants de grands pouvoirs.
Via l'extraction de l'organe où elle s'est implantée, puis par greffe, il est possible de donner ces pouvoirs aux humains.
Ceux-ci deviennent alors des soldats féériques et sont envoyés au combat dans une guerre terrible.
Mais lorsque la paix revient, ils sont contraints de réintégrer la société civile.


Voici le point de départ de "Fairy Gone" un animé du studio P.A. Works ("Angel Beats!"; "Kuromukuro"; "CANAAN").
On y suit Mariya Noel, neuf ans après la grande guerre, qui est à la recherche de son amie d'enfance Veronica.
Au cours d'une enchère qu'elle a infiltrée, elle se retrouve possédée par une fée et est forcée de rejoindre Dorothea, une organisation spécialisée dans la traque des crimes et du trafic d'artefacts liés aux fées.


La façon dont cet animé traite les fées non pas comme les êtres bienveillants souvent décrits dans les contes, mais plutôt comme des créatures parasitaires pouvant se révéler terrifiantes et extrêmement dangereuses, m'a particulièrement attiré.
Et on voit franchement de tout en terme de créatures, que ce soit le loup gigantesque à six yeux ou l'espèce de médecin de la peste possédant autant de lames qu'une panoplie médiévale en passant par la grenouille volante.


Comme à l'accoutumée, je vais parler des musiques qui sont tour à tour très belles, mélancoliques ou bien puissantes, chacune est parfaitement dosée pour la situation qu'elle accompagne et je me suis surpris à plusieurs reprise d'avoir les larmes aux yeux.


L'ambiance graphique sombre, très bien travaillée, est mise en relief par l'utilisation de couleurs assez ternes et parfois fades amplifiant le fait que le monde se relève péniblement d'une longue guerre.
De plus, les protagonistes opérant pour une organisation secrète, ils se retrouvent souvent dans des endroits sombres (comme par exemple des catacombes) ou mal famés.
Ainsi, l'impression de mal-être et de délabrement n'est jamais très loin.
J'ai pu remarquer que même lorsque le soleil est au milieu d'un ciel sans nuage, le temps n'est pas réellement radieux.


Je ne sais malheureusement trop quoi dire sur les personnages sans penser que je suis malhonnête car à l'heure où j'écris ces lignes, la première saison n'est pas terminée.
Je réserverai donc mon jugement pour le moment et je mettrai cet article à jour lorsque j'aurai assez de matière pour cela.


Sur ce, je vous laisse, je dois retourner dans ma Cave subir une greffe.

dimanche 12 mai 2019

Gladiateurs Contre Monstres

Voici la manière dont est introduit « Bestiarius », manga dessiné et scénarisé par Masasumi Kakizaki (également auteur et dessinateur de « Green Blood », « Hideout » et « Kansen Rettou » et dessinateur de « X-Gene » et « Rainbow : Nisha Rokubou no Shichinin ».


Le contexte se place au premier siècle après Jésus-Christ. L'Empire Romain s'étend à travers l'Europe, soumet les peuples humains et asservi les monstres.
Mais ces derniers ne sont pas traités guère mieux que des bêtes malgré leur intelligence identique à celle des humains.
Au contraire, il servent d'esclaves et de combattants pour les jeux du cirque où ils affrontent des gladiateurs humains, les Bestiarius.

Nous suivons Finn, jeune gladiateur de 19 ans qui s'est vu contraint de rejoindre les effectifs du Colisée suite à la défaite de son père en Albion contre les Wyvernes.
Élevé et entraîné par la dernière d'entre elles, Durandal, il est l'un des meilleurs combattants du cirque et attire l'attention de Domitien, le cruel empereur de Rome qui décide de l'opposer à son père adoptif.
Ce qu'il ignore, c'est que cet acte abject de sa part va démarrer les flammes de la révolte contre son empire.


Ce que j'ai beaucoup aimé dans ce manga en sept volumes, c'est la façon dont son introduits les personnages et la vitesse à laquelle on s'attache à eux.
Ils sont présentés de façon dense et même certains personnages secondaires sont suffisamment développés pour que l'on éprouve de l'empathie pour eux.


Ensuite il faut bien entendu parler des dessins, le style de Kakizaki est plutôt réaliste et très détaillé ce qui lui permet de représenter un large panel de postures et d'expressions faciales (qui est mon avis plus fourni que dans une grande majorité des mangas)


Parlons enfin du scénario, parce qu'on va pas se mentir, vous êtes là pour ça.
On pourrait lui reprocher son utilisation presque abusive des ellipses, mais il ne faut pas oublier que l'action se situe à l'époque de l'Empire Romain, par conséquent mettre sur pied une armée ou un voyage demande bien plus de temps qu'aujourd'hui et entreprendre le voyage prend des mois, voire des années.

Pour ce qui est de l'intrigue en elle-même, on pourrait dire que l'on a à faire à une réécriture de l'histoire de Spartacus mais avec plus de monstres et une touche de « Gladiator » mais le mélange n'est pas dérangeant pour autant (je ne parle pas de la rencontre entre Spartacus et « Gladiator » car les contextes sont similaires, je fais bien entendu référence à l'ajout de monstres) et cela donne une dimension intéressante à l'histoire et se rapproche de ce que l'Empire Romain aurait ou devenir dans une autre réalité.


Je pense ne plus rien avoir à dire et sur ce je vous laisse, je retourne dans ma Cave, il y a des combats de monstres clandestins.