dimanche 31 mars 2019

Saga Spatio-Solaire

Nous sommes en 2427, plus de deux siècles après le départ des premiers colons spatiaux de la Terre.
Le voyage spatial a été grandement facilité grâce au donc de la technologie des réacteurs interstellaires par les Ildirans, la race extra-terrestre la plus avancée rencontrée par l’Humanité.


En parallèle, deux archéologues humains spécialisés dans les civilisations extra-terrestres, les époux Colicos, ont découvert une méthode pour enflammer une géante gazeuse pour créer un nouveau soleil.
Ce faisant, les terriens comptent rendre habitables des planètes environnantes. Ce qu’ils ignorent c’est qu’ils ont déclenché la colère d’un empire qui jusque là vivait caché.


C’est ainsi que commence « La Saga des Sept Soleils » série en sept volumes écrite par Kevin J Anderson.


Un des premiers points qui m’a frappé, est le système de narration.
Je suis plutôt habitué à des chapitres titrés ou marqués par des chiffres. Avec cette série, j’ai découvert une méthode. Chaque partie du récit se centre sur le point de vue d’un personnage, nommé en début de partie, et la partie suivante ne suit pas toujours avec un autre acteur du récit situé au même endroit.
J’ai été surpris d’abord, puis j’ai vite intégré ce système et la reste de la lecture s’est poursuivit sans plus de problème.


L’histoire en elle-même est bien montée, et plus elle avance, plus on en apprend sur la vérité cachée de la galaxie.
Chaque faction a une histoire bien écrite et leurs interaction sont vraiment réalistes, par exemple lorsque l’une d’entre elles reprend des concepts idéologiques d’une autre à son profit.


Si je devais cependant marquer un point négatif, ce serait la lenteur avec laquelle la scénario se met en place. Mais après tout, mettre en place un univers complexe prend du temps.


Sur ce, je vous laisse, je dois retourner dans ma Cave afin de dessiner des cartes spatiales,

dimanche 10 mars 2019

Le Dragon Mélomane


Il y a bien longtemps, il régnait une belle harmonie entre dragons et elfes. Ces derniers vouaient aux précédents un culte et communiquaient avec eux grâce à des chants très élaborés, la Chanson Runique.

Afin qu’ils puissent mieux se comprendre, le Dragon Étincelant, le plus puissant de sa race, créa à partir de son corps les Harmoniques, des instruments de musique prenant la forme d’armes, mais dont combattre n’était pas la fonction première.

Mais le guerre éclata lorsque dieu voulu prendre le contrôle du monde, alliant à sa cause les dragons à l’exception d’un seul, le Dragon Étincelant.

Après une lutte fratricide et meurtrière durant laquelle la majeure partie des dragons fut décimée et la population des elfes grandement réduite, le calme revint.

Maintenant, les humains du royaume d’Astoria occupent l’ancienne île des elfes, tandis que leurs descendants se sont repliés sur le continent. En parallèle une autre grande puissance humaine, l’empire, vise une conquête mondiale et par conséquent est entré en guerre avec ses voisins.

Au milieu de ce chaos, Sonia Blanche, la princesse héritière du trône d’Astoria, épaulée par son amie Kirika Towa Alma, une elfe dépositaire d’un des Harmoniques, s’infiltre dans une prison de l’empire pour libérer un jeune homme nommé Yuma Ilvern qui serait la réincarnation du Dragon Étincelant.


Voilà pour le point de départ de « Shining Resonance », un J-RPG de la série des « Shining » développé par Sega originalement sorti uniquement au Japon sur Playstation 3, mais dont une version remasterisée et étendue est sortie l’an dernier sur PC, Switch, PS4 et Xbox One, sous le nom de « Shining Resonance Refrain ».

Contrairement aux J-RPG classiques, les combats ne se déroulent pas au tour par tour mais en temps réel permettant au joueur de se déplacer dans la zone d’affrontement. En soit, le système se rapproche beaucoup de celui des « Tales of ».

Un des points intéressant de ce jeu est l’absence d’équipement pour les personnages. En effet, contrairement aux jeux du même genre, il n’y a pas d’armure ni d’arme à acheter. Chaque personnage est équipé d’une seule et même arme tout au long du jeu et ne porte tout simplement pas d’armure en dehors des vêtements qu’il porte sur lui (sauf si incidemment ses vêtements sont armure, mais là n’est pas le sujet).
Au lieu de ça, les statistiques des personnages sont définies par les Aspects placés sur l’arme qui augmentent divers points (vie, attaque, magie, etc…) ou accordent divers effets (arme empoisonnée, temps de lancement de sorte réduit, etc…), ainsi que par le niveau d’Accord (comprendre accord comme pour un instrument accordé, le cœur du jeu étant basé sur une direction artistique ancrée dans la musique) entre l’arme et son possesseur.
Là encore les caractéristiques seront modifiées en fonction du niveau mais également en fonction de la façon dont l’arme est Accordée. Il en existe plusieurs type et eux aussi accordent différents effets comme des attaques plus rapides, un effet de glace, augmentation des statistiques sous certaines conditions, etc …

En combat, il est possible en plus des attaques basiques d’employer des attaques de Break (je n’ai pas vraiment d’équivalent français pour ce terme musical) délivrant de gros dégâts et facilitant la mise au sol d’un adversaire pour le rendre plus vulnérable.
Mais il faut être prudent car ces deux types d’attaques baissent la jauge d’endurance de votre personnage.
Pour pallier à ça, ont peur recourir à des Forces (en gros les attaques magiques du jeu) user des points de magie, le temps que l’endurance remonte.

En plein combat, certains effets de soutien peuvent se déclencher grâce au diagramme des relations entre les personnages.
Il s’agit d’un tableau où sont regroupés tous les personnages de l’équipe auxquels on peut attribuer un de traits de personnalité présent dans leurs liste individuelle et obtenir des liens de différentes natures (rivalité, romance, jalousie, amitié, etc…) octroyant en combat et de façon aléatoire des effets allant de l’augmentation de la défense ,à des soins plus puissants, en passant par un empoisonnement général de l’équipe du joueur (bah oui, vous croyez vraiment qu’un personnage jaloux va avoir des effets positifs sur son équipe ?).
Le tableau est complètement modulable et permet de déplacer les personnages librement entre ses cases ainsi que d’alterner entre leurs traits de personnalité.
On obtient par cet intermédiaire une grande liberté de combinaison et cela permet aussi d’échapper aux effets négatifs susmentionnés.

Ensuite, on trouve le système B.A.N.D. (je ne peux pas le traduire malheureusement) il s’agit là d’une mécanique permettant au joueur de faire chanter les personnages en combat et d’obtenir des boost de performance radicaux permettant de retourner la situation sur le champ de batailles (si vous avez lu mon article sur « Stella Glow », le principe est le même que celui des chants affectant tout le terrain)

Continuons avec les visuels, ils sont très jolis, le design des personnages est bien pensé (je suis très amateur de la tenue de prêtresse de Kirika qui est très esthétique), bien sûr on reste quand même dans les visuels où on sait que le méchant c’est le méchant et qu’on voit le traître arriver à des kilomètres, mais bon, quand on a joué à beaucoup de J-RPG, on finit par passer au-dessus de ces détails.
D’ailleurs, un point que je tiens à souligner, les dragons sont de vrais dragons, avec quatre pattes et deux ailes (N’est-ce pas Skyrim ? Hein ? Avec tes fichues vouivres à deux pattes postérieures et deux ailes antérieures) j’estimais que ce détail était important.

Et finalement, les musiques, bon elles sont pas forcément folles, mais elles font pas tâche.
Ce qui est quelque part un peu décevant pour un jeu dont la DA est justement orientée vers la musique.
Mais bon, on fait avec et certains thèmes se démarquent tout de même.

Sur ce, je vous laisse, je dois aller dans Cave accorder mon piano-bouclier.

dimanche 24 février 2019

Deux Riches Mènent l'Enquête

Daniel "Danny" Wilde (Tony Curtis) et Brett Sinclair (Roger Moore) n'ont rien en commun si ce n'est qu'ils sont tous les deux riches. Alors que le premier a grandit dans les bas-fonds de New-York et s'est battu pour parvenir à la place qu'il occupe actuellement, le second est issu d'un lignée d'aristocrates britanniques très attachées aux traditions familiales.

Malgré leurs caractères diamétralement opposés, ils seront chargés par le juge Fulton (ne croyez pas que je vous vois pas les gens qui sont joué à Metal Gear Solid V et qui se marrent au fond de la salle) de contrecarrer les plans de la pègre avec laquelle il a des comptes à régler, sachant que refuser entraînerait une peine de prisons pour nos protagonistes (parce que eh bien, shit happens).

C'est ainsi que démarrera une collaboration tout d'abord explosive entre deux hommes originaires de milieux différents qui apprendront à s'apprécier et à se respecter mutuellement au cours de cette vieille série qu'est "Amicalement Vôtre" ("The Persuaders" dans sa version originale).

Datant de 1971, elle possède un des génériques les plus emblématiques et les plus marquants de ma jeunesse que voici (le générique, pas ma jeunesse)



Le style a peut-être mal vieilli et repose sur les clichés de l'époque opposant les anglais et les américains d'une certaine classe sociale, mais j'ai un certain plaisir à me replonger dans ces épisodes dont certains souvenirs me reviennent en mémoire (et je m'aperçois généralement au passage qu'en réalité, je n'avais vu à l'époque qu'une petite partie de la série originale)

Quoi qu'il en soit, j'espère vous avoir intéressé avec cet article et sur ce, je retourne dans ma Cave, je dois tenir les comptes de mes rentes.

dimanche 10 février 2019

Je Suis Léon, Graphiste Professionnel


Ou du moins l’était-il avant d’être transporté dans le monde de Glagnork (et si vous trouvez que cette phrase ne fait aucun sens, vous avez cliqué sans lire le titre).

Mais reprenons un peu plus tôt dans la journée.
Notre blond camarade vient de se faire licencier par son patron, il rentre chez lui et apprend que sa femme le trompe avant de se faire éjecter comme un malpropre de chez lui.
Alors qu’il erre dans les rues sans réel objectif, il fait la rencontre d’un homme disant être un incantateur et par le biais duquel il est arraché à notre belle planète pour arriver ailleurs.

Ceci marque le début de son aventure dans « Le Monde Pitoyable de Glagnork » (la vache, je suis tellement fier d’avoir réussi à caser le titre de la saga dans une phrase sans que ça fasse pas naturel).
Vous l’aurez compris par ma digression entre parenthèse (et peut-être également grâce aux libellés de l’article), nous parlons aujourd’hui d’une fiction sonore/saga audio/saga MP3/rayez les mentions inutiles et rajoutez les vôtres.

Cette série comptant trois actes (du moins au moment où j’écris ces lignes et encore, le troisième a débuté il y a peu) et scénarisée par Neckhaos a commencé en 2007.
Le ton humoristique sur lequel elle démarre est trompeur et bien vite l’intrigue se noue, resserrant ses nœuds autour du destin des personnages laissant apercevoir une ombre superposée à l’apparence idyllique de ce monde utopique.
Car qui sait quels sacrifices ont été fait pour obtenir ce résultat ?

Outre son scénario à la complexité savamment orchestrée, le monde en lui-même est construit avec astuce et même si l'ambiance générale s'apparente à celle d'un univers d'Heroic-Fantasy, certains habitants ont tendance à avoir la langue en poil pendue et semblent en savoir bien plus long qu'ils ne le devraient.

Un des traits que j’apprécie particulièrement dans cette saga est la disparité des personnalités des personnages récurrents.
Bien qu’étant une collection de clichés, ils sont écrit avec une telle maîtrise qu’au lieu de se dire « Roh mais c’est bon, on les connaît les beaux-parleurs qui draguent tout ce qui bouge, on les a déjà vus cent fois. » ou encore « Mais c’est bon les mages super mystérieux qui parlent pas beaucoup c’est vu et revu.».
Eh bien, on se dit… Bah rien en fait, on se dit rien (oui je parle de moi à la troisième personne, j’ai jamais dit que mes articles étaient objectifs) on apprécie le moment et les décalages de situations créés par ces personnalités qui s’entrechoquent et soulignent leurs défauts les unes entre les autres.

À chaque écoute, j’apprécie toujours autant George le barman dont on est sûr que c’est lui (et vu comme il le crie, on vas pas chercher à le contredire) ou bien Recto l’archer qui termine systématiquement sa présentation en donnant sa carte.

Toutes les petites références çà et là sont autant de pépites de chocolat dans un muffin (pourquoi ai-je donc pensé à un muffin moi ?) et rendent l’expérience du « Monde Pitoyable de Glagnork » encore plus savoureuse.

Bien entendu, si vous voulez vous faire votre propre idée, je vous invite à cliquer sur l'image ci-dessous :

https://lemondedeglagnork.fr/


Et sur ce, je retourne dans ma Cave, je dois préparer un poulet.

dimanche 20 janvier 2019

Ta Vie est un Crime


« Ton crime est ta propre existence » C’est avec ces mots qu’Oz Vessalius est précipité dans l’Abysse, une dimension  ténébreuse où sont envoyés les pires criminels.
Alors qu’il devait passer à l’âge adulte, il se retrouve subitement dans un endroit cauchemardesque où il rencontre Alice, surnommée le Lapin Noir.
Il parvient malgré tout à sortir de cette geôle infernale et est bien décidé à comprendre pourquoi il y a été enfermé.

C’est ainsi que débute Pandora Hearts, manga écrit et dessiné par Jun Mochizuki.
S’inspirant des œuvres de Lewis Carroll et placée dans un décor de style Angleterre victorienne, cette série développe un visuel très sombre et parfois dérangeant malgré tout en accord avec l’ambiance du Pays des Merveilles et du monde de l’Autre Côté du Miroir.

Soutenue par un florilège de personnages aux motivations pas toujours claires, l’intrigue prend au fil des tomes une ampleur que le commencement ne laissait pas soupçonner. Pour une réponse trouvée, une autre question est posée et la quête se poursuit pour y répondre.

Il existe une adaptation animée de ce manga, mais le dernier épisode étant sorti avant la conclusion de l’œuvre originale, il présente certaines incohérences.
Je ne veux pas par là vous déconseiller de le voir, je tiens seulement à vous mettre en garde et à ne pas prendre tous les éléments donnés comme étant partie intégrante du scénario tel qu’il est présenté dans la version papier.

Sur ce, je vous laisse, je dois aller jouer du piano dans ma Cave.

dimanche 6 janvier 2019

Tradition Musicale Moderne

Au cours de mes pérégrinations sur youtube, il m'est arrivé de tomber sur des expériences musicales intéressantes et de faire des découvertes très sympa.

Ce fut le cas lorsque je cliquais sur cette vidéo dont le titre évoquait un des meilleurs combats de samouraïs de tous les temps.
La vidéo en elle-même reprenait une scène issue d'un des films de la série des Zato-Ichi, mais recentrons-nous.

La musique des crédits insérés par la personne ayant posté cette vidéo, venait d'un artiste japonais nommé Hiromitsu Agatsuma dont la particularité est d'allier le shamisen, un instrument à corde traditionnel, à des instruments et des styles musicaux divers et parfois très éloignés de la musique japonaise.

Et le mélange rend extrêmement bien, un de mes musiques préférées s'intitule "Panther" et commence avec des accords de guitare assez forts et proches des sonorités que l'on peut entendre dans du hard rock puis vient le shamisen qui donne une certaine légèreté à la mélodie et peu à peu, les motifs musicaux se rapprochent du jazz avec des cuivres et un piano.

J'ai beaucoup de plaisir à explorer ses créations et à découvrir quels mélange de styles, d'instruments et de sonorité il fait.

Cela me rappelle ce groupe de hard-rock que j'avais vu à un festival étudiant et qui utilisait une vielle à roue dans sa formation musicale, mais je m'égare.
Là où je veux en venir c'est qu'il faudrait peut-être développer la visibilité sur ces créateurs qui mélangent l'ancien et le récent dans leur musique.

Si par ailleurs vous en connaissez, n'hésitez pas à me les indiquer dans les commentaires

Sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave m'exercer au shamisen.

dimanche 16 décembre 2018

Les Douze Katanas

Kiki Shikizaki était un forgeron de génie. Alliant ses capacité à l’alchimie et l’occulte, il créa douze lames aux capacités extraordinaires, pourquoi ? Nul ne le sait.
Bien que ces créations soient au sommet de son art, elles recèlent un bien sombre secret. Quiconque entre en possession d’une d’elles est frappé d’un « poison » attaquant l’esprit et poussant cette personne à garder l’arme pour elle-même quel qu’en soit le prix.

C’est à cause de cette particularité des épées que des années plus tard, Togame, stratège du shogun, part à la recherche de Mutsue Yasuri, célèbre artiste martial, pour demander son aide afin de récupérer les douze armes volées par les ninjas du clan Maniwa, auxquels elle avait assigné la mission de rassembler lesdits artefacts pour les donner au shogun.

Ne trouvant que le fils du guerrier, un jeune homme se prénommant Shichika, elle donne à ce dernier l’ordre de l’accompagner et c’est ainsi que commence la série intitulée Katanagatari de Nisio Isin (Bakemonogatari).


Avec son style graphique particulier, cette série ne se laisse pas approcher facilement mais s’arrêter aux apparences serait une erreur.
Loin du manichéisme d’une grande partie des œuvres, on a plaisir à suivre Shichika qui découvre le monde à l’extérieur de son île et au gré de ses combats commence à s’interroger sur les motivations de ses adversaires.
Car l’un des nombreux points forts de cette série ce sont ses personnages, ils sont développés sans que l’un soit copié-collé sur son voisin et ils disposent de leurs personnalités propres et pourtant, certains d’entre eux n’ont que peu de temps à l’écran.


Une autre particularité de cette série est que chacun des douze épisodes dure 45 minutes, ce qui est assez rare dans l’animation japonaise. Il faut savoir qu’il s’agit à l’origine d’une série de livres qui ont été adaptés et que chaque épisode correspond à un volume entier.

La fréquence de publication s’est faite à raison d’un épisode par mois de Janvier à Décembre 2010. Je recommande donc à ceux qui souhaiteraient voir la série de respecter cet écart d’un mois entre les épisodes afin de les savourer pleinement, je l’ai fait moi-même et l’expérience n’en a été que plus agréable de mon point de vue


Ceux qui sont habitués au travail de Nisio Isin ne seront pas dépaysés par certains choix artistiques, pour les autres en revanche, ne soyez pas surpris si vous tombez sur une séquence en mode shoot em up au détour d’un épisode.


Je pense avoir fait le tour et sur ce, je vous laisse, je dois vérifier que mon katana est toujours bien à l’abri dans ma Cave.