dimanche 30 septembre 2018

Les Cannibales du Bayou

Alors que l'inspecteur Franklin et son adjoint Pam étaient en train d'enquêter en Louisiane pour retrouver vingt personnes disparues, ils sont fait prisonniers par la famille Adams, un joyeux assortiment de cannibales.

C'est ainsi que commence cette parodie audio de Resident Evil VII par Selkio de Fhonirium (anciennement le Filtre d'Humour) et Destrokhorne (de l'Orchestre de l'Humour).

Très inspirée par le Playthrough de Bob Lennon, cette saga s'approprie l'univers du jeu et le modifie avec une certaine maestria au point de réussir à intégrer des personnages inédits comme le Portier ou tout simplement les protagonistes qui ont été créés de toute pièce pour l'occasion.

À l'heure où j'écris ces lignes, seulement trois épisodes ont été publiés mais je ne me lasse pas de les écouter encore et encore (même si je devrais éviter parce que je risque de ne plus les trouver drôles) et j'ai très hâte de voir la suite arriver.

Les personnages y sont d'ailleurs pour beaucoup, que ça soit l'inspecteur Franklin atteint d'une agénésie de la main gauche ou encore George Adams qui est très fier de sa sauce samouraï.
Chacun d'entre eux a son petit mélange de particularités issues du jeu original et créées par le duo, qui soit dit en passant n'en est pas à son coup d'essai niveau humour (cf mon article sur la Guerre de Tocoth pour le cas de Destrokhorne)

Leur expérience est également reflétée dans le sound-design des épisodes qui est au petit poil (je dois également ajouter qu'entendre Ochi Chernye dans les musique m'a fait plaisir car j'aime beaucoup cette musique)

Vous pouvez trouver les épisodes déjà sortis en suivant ce lien et je vous souhaite une bonne écoute.

Sur ce, je vous laisse, je retourne dans ma Cave, les oreilles que j'y fait sécher devraient-être prêtes pour l'apéritif.

dimanche 16 septembre 2018

Terreur au Japon


Une explosion détruit un centre nucléaire au Japon. Après, ne que restent trois lettres peintes en rouge « VON » pour démasquer les coupables.
Rien pendant six mois, puis sur internet est publiée une vidéo mettant en scène deux adolescents défiant la police, menaçant de déclencher encore plus de carnages.
Dans ce chaos, seront entraînés Lisa Mishima, une jeune lycéenne et Kenjirou Shibazaki un officier de police aux méthodes excentriques.

Voilà le point de départ de la série animé « Zankyou no Terror » (aussi connue sous le nom de « Terror in Resonance ») du studio Mappa et publiée en 2014.
Il s’agit d’un des meilleurs animés d’enquête que j’ai vu, où la limite entre la vengeance et la justice est brouillée à l’extrême.
Les motivations et les certitudes des protagonistes seront mises à l’épreuve tout au long de la série et par moment chaque camp n’hésitera pas à employer des méthodes discutables pour parvenir à ses fins.

Petit point sur la musique, celle-ci est composée par Yoko Kanno (« Vision d’Escaflowne », « Cowboy Bebop », « Ghost in the Shell : Stand Alone Complex », pour ne citer que ces œuvres) en collaboration avec Arnór Dan Arnarson, chanteur du groupe Islandais Agent Fresco (je vous invite d’ailleurs à les découvrir si vous ne les connaissez pas, ils font de bons morceaux)
Ce que j’ai beaucoup aimé avec la bande-originale est la manière dont certains moments de tension extrême sont accompagnés par une musique calme créant un contraste très intéressant, sublimant ainsi l’urgence de la situation.

Que puis-je dire encore ? Ah oui ! Le visuel de la série est beau, les dessins sont légers, clairs, avec une grande proportion de couleurs froides se rapprochant par moments du blanc.

C’est donc la fin de cet article, je vous remercie de l’avoir suivi et sur ce, je retourne désamorcer une bombe dans ma Cave.

dimanche 2 septembre 2018

Ange Secret

Langelot est un jeune homme de 18 ans qui semble tout à fait ordinaire au premier abord, et c’est tant mieux car autrement, son métier d’agent secret rattaché au Service National d’Information Fonctionnelle (ou SNIF pour faire plus court) serait bien plus compliqué.
Son nom est, par ailleurs, également celui de la série de livres écrite entre 1965 et 1985 par Vladimir Volkoff (alias Lieutenant X) un ancien officier du renseignement français.

De par son expérience, il donne à ses récits un part de réalisme plus poussée tout gardant une dimension romancée dans les aventures de son héros.
Un des traits distinctifs de la série est l’humour du personnage principal dont l’espièglerie lui fera jouer des tours à ses ennemis. Humour que l’on retrouve également lorsque sont tournés en ridicules des personnages se prenant trop au sérieux.

Volkoff intègre également  dans ses œuvres un message éducatif au travers des valeurs portées par les personnages, comme par exemple le combat pour sa patrie ou l’appel à l’action en moquant la jeunesse idéaliste des années 70-80

Même si le schéma narratif change peu au cours des 40 volumes de la série, on a plaisir à suivre les aventures du jeune homme et sa manière, parfois irrévérencieuse, d’agir et de contrer les machinations de ses ennemis.
Et bien que les livres aient plus de trente ans pour le dernier publié, ils restent ancrés dans une actualité, certes vieillissante, mais non négligeable.

C’est tout pour moi, sur ce, je vous laisse et je retourne dans ma Cave, je reçois une transmission cryptée.

dimanche 19 août 2018

Poésique


Oui, je suis au courant que « poésique » n’est pas un vrai mot, mais je ne vois pas comment définir autrement la musique de Barcella.

Cet auteur-compositeur-interprète français est à l’origine de chansons très poétiques à la croisée d’artistes tels que Jacques Brel, Boby Lapointe ou même Georges Brassens.
Depuis 2010, il a sorti quatre albums dans lesquels il jongle avec différents styles musicaux et joue des mots avec élégance.
Il les fait résonner et produit tour à tour l’émotion et le rire, passant de l’un à l’autre avec un brio rare.

Et c’est ainsi que sous sa plume naissent les histoires de gens cherchant ce qui les complètera, la revanche verbale d’une personne envers la camarde, ou tout simplement les défis innocents des enfants dans une cours de récréation.

Si je devais choisir trois chansons issues de son répertoire, je pense répondre sans hésiter, mais également sans classement :
La Symphonie d’Alzheimer, qui porte en elle la tristesse profonde de ceux qui ont à faire avec cette maladie.
Fragile, qui est le titre avec lequel j’ai découvert Barcella.
Le Souffleur de Vers, au travers de laquelle il décrit un poète voyant la vie telle un poème et qui se sert de ses rimes pour séduire la gent féminine.


J’espère que ces quelques lignes vous ont donné envie d’écouter cet artiste et sur ce je vous laisse, j’ai quelques lignes à composer dans ma Cave

dimanche 22 juillet 2018

Un Héros


Nous sommes en Chine à l’époque des Royaumes combattants.
Après trois siècles de guerre les sept royaumes chinois sont sur le point d’être unifiés par le roi de Qin.
Cependant, deux des plus grands guerriers du royaume de Zhao, Lame Brisée et Flocon de Neige ont projeté un assassinat trois ans plutôt contre le souverain qui s’est soldé par un échec, en conséquence ce dernier a interdit quiconque de s’approcher de lui à moins de cent pas.
Mais un inconnu, Sans Nom, parvient à vaincre les deux assassins ainsi que leur complice Ciel Étoilé (lui aussi un illustre guerrier de Zhao) et le roi le fait venir pour écouter son récit.

Telles sont les bases de Hero (, Ying xiong en version originale) un film de sabre chinois réalisé par Zhang Yimou, basé sur l’histoire vraie de l’unification de la Chine vers la fin du troisième siècle avant Jésus Christ.

Un des gros points forts du film est l’utilisation des couleurs.
Chaque grande partie est reliée à une couleur dominante qui véhicule une sensation propre à chacune d’elle.
Par exemple la première est marquée par le gris qui donne à la fois un sentiment de rigueur et de menace dans le palais du roi, mais qui en même temps nous fait ressentir une sorte de paix intérieure lors du premier duel.

La bande-originale, composée par Tan Dun (également à la composition de Tigre et Dragon) est juste magnifique, je n’ai pas d’autres mots.
J’ai rarement été autant touché par une musique de film.

Comme attendu d’un film de sabre, les scènes d’actions sont au rendez-vous, mais contrairement à un film à la Steven Segal ou à la Chuck Norris (qui soit dit en passant n’a pas d’ombre, car on ne suit pas Chuck Norris), l’approche est plutôt philosophique et artistique.
L’accent est mis sur les mouvements plutôt que sur l’action.

Bref, Hero est un des meilleurs films d’arts-martiaux que j’ai pu voir et je vous recommande fortement de le regarder.

Sur ce, je vous laisse, je dois aller méditer sur ce qu’est un guerrier dans ma Cave.