dimanche 10 juin 2018

Classe Verte en Mode Survie

Sept enfants et un robot se retrouvent abandonnés sur une planète déserte suite à un incident lors d’un voyage scolaire à bord d’un vaisseau spatial.
Commence alors pour eux une lutte afin de survivre en attendant de pouvoir contacter les secours d’une manière ou d’une autre.

En quelques lignes, voilà le résumé de la série « Uninhabited Planet Survive » (ou « Mujin Wakusei Survive » pour le nom original) datant de 2003 et dont le scénario ressemble par moment à celui du livre de Jules Verne intitulé « Deux ans de vacances » où un groupe d’enfants échoue sur une île déserte et doit s’organiser pour sa survie.

Bien évidemment l’entente ne sera pas toujours aisée et des moments de conflits amèneront presque à la séparation du groupe.
Mais leur coopération est essentielle car chacun d’eux possède des capacités faisant de l’ensemble une mécanique théoriquement bien huilée.

Ainsi, Luna, la jeune fille qui sert de plus ou moins de centre à la narration, a des capacités de leadership innées.
Sharla, la plus timide du groupe, n’en reste pas moins une personne possédant un bon contact avec les animaux.
Menori, bien que stricte au premier abord, elle se révèle être une personne de confiance, elle prend la position de chef lors des absences de Luna,
Bell, malgré sa trop grande gentillesse et son manque de confiance en lui, est une force de la nature possédant des compétences de survie enseignées par son père qui était un colon spatial.
Howard, le fils de famille riche, est particulièrement arrogant mais change au cours de la série pour devenir un ami digne de confiance, il va jusqu’à s’entraîner à l’arc pour servir le groupe avec plus d’efficacité.
Shingo, le plus jeune, est un génie de l’électronique, il est celui qui aura l’idée d’essayer de remettre en marche le système de communication de la navette dans laquelle ils se sont écrasés.
Enfin, Kaoru, le loup solitaire du groupe, est le meilleur chasseur ainsi que le seul qui soit réellement en mesure d’affronter les dangers autant sur le plan mental que physique. Sa tendance à s’isoler jouera des tours au groupe.

Je ne sais quoi dire d’autre sans trop en révéler, je vous souhaite de passer un bon moment devant cette série si vous décidez de la regarder.
Sur ce, je vous laisse, je dois aller vérifier que mes outils de survivalistes sont bien rangés dans ma Cave.

dimanche 27 mai 2018

L'Épopée de l'Aventurier aux Cheveux Rouges


Dans un monde très ressemblant au nôtre, il est un homme que sa soif d’aventures et de découverte ont poussé à aller dans les recoins les plus éloignés de la terre pour en découvrir les secrets. Partout où il passe, ses cheveux, d’un roux flamboyant, attirent les regards. Cet homme se nomme Adol Christin.
Il s’agit du protagoniste de la série de jeux Ys développés par la société Falcom.

Dans cette saga, nous suivons le jeune homme dans son périple autour du monde et les découvertes qu’il y fait. Il croisera ainsi la route de peuples que l’on croyait disparus  et vaincra des menaces dont le souvenir s’est perdu dans les méandres de leurs propres légendes.

Ainsi, dans les deux premiers volets de la série, il se retrouvera à chercher l’île légendaire d’Ys et à lever la malédiction pesant sur la contrée d’Esteria (région basée sur la Baie de Douarnenez).
Je pourrais continuer, mais lister tous les jeux deviendrait assez long et je n’ai pas joué à tous.

Sachez seulement ceci, même après sa mort, Adol a tellement marqué le monde qu’il a initié « L’Âge de la Découverte » au travers des gens qu’il a inspirés.

Cette série de jeu est connue pour son système de combat nommé le « Bump System ». Le principe est d’avancer sur les ennemis et le coup d’épée est asséné automatiquement par Adol, comme il en va de même pour les ennemis, la subtilité est de viser un point légèrement désaxé du centre de la direction dans laquelle regarde l’ennemi, son dos ou ses flancs.
Le but d’un tel système est avant tout l’accessibilité du jeu, un autre objectif  est de rendre les phases de farming (les phases où l’on massacre des ennemis à la chaîne pour gagner or/objets/points d’expérience, rayer les mentions inutiles et rajouter les vôtres si nécessaire) plus agréable en les transformant en jeu d’arcade orienté sur le score.
Je dois dire, après l’avoir essayé, qu’il y a un côté grisant à traverser des hordes d’ennemis sans prendre de dégâts (ou très peu) tout en les tuant en un coup.
Cette mécanique de gameplay a disparu avec les volets plus récents, mais reste malgré tout une des particularités les plus célèbres de cette saga.

Une autre raison pour laquelle j’aime cette série de jeux est la présence de nombreux gags répétés au cours de l’histoire, comme le fait qu’Adol commence presque toutes ses aventures par un naufrage ou que Dogi, son meilleur ami, casse un mur au point de gagner le nom de « Dogi The Wall Crusher »

Le dernier point que j’aborderai sera la musique. Les pistes sont, à mon sens, excellentes et rendent l’aventure encore plus dynamique, elles ont participé à mon sentiment de toute puissance lorsque j’ai pu taillader mes ennemis à la chaîne.
C’est d’ailleurs en entendant une des musiques du remake du troisième jeu que je me suis intéressé à Ys.

C’est donc tout pour cet article, j’espère vous avoir intéressés et sur ce, je retourne dans ma Cave, j’ai quelques cartes du monde qui me semblent incomplètes.

dimanche 13 mai 2018

Marcher, Contrer le Vent


Dans un monde cinglé par des vents d’une violence parfois inouïe, une équipe de vingt-trois hommes et femmes décide de marcher à contrevent pour en découvrir sa source. Tel est le but de la Horde.

Et tel est également le court résumé de la Horde du Contrevent, roman mélangeant Science-Fiction et Heroic Fantasy issu de l’imagination d’Alain Damasio.


Nous suivons, au cours de l’aventure, les points de vue de chacun des vingt-trois membres de la Horde et quand je dis chacun des membres, je n’exagère en rien
Ils possèdent chacun leur façon de penser et de s’exprimer, et ont tous un symbole distinctif affiché en début de paragraphe lorsque vient leur tour de parler. Ce qui, en mon humble opinion, relève du tour de force en terme d’écriture.
Chacun d’entre eux a une mission bien spécifique, l’un sera en charge de décrypter les vents, une autre devra s’occuper du feu, celui-ci répare les outils, celle-ci cherche l’eau, etc…

Ils font preuve d’une discipline et d‘une coordination parfaite, il suffit que Golgoth, leur chef, hurle un ordre pour qu’il soit aussitôt exécuté.
Cet esprit d’équipe est extrêmement important lorsqu’ils font face à un furvent, la forme du vent la plus violente qu’ils connaissent devant laquelle tout est emporté, humains comme maisons.
Mais cela sera-t-il suffisant pour atteindre l’extrême-amont renfermant, ils l’espèrent, le secret du vent alors que trente-trois hordes se sont déjà succédées auparavant sans jamais y parvenir ?

J’aime beaucoup ce livre mêlant admirablement des éléments de science-fiction et le d’heroic fantasy. De par sa narration à travers différents points de vue on obtient une vision globale des motivations de chaque personne composant le groupe et il apparaît que tous ne sont pas impliqués au même degré, et cela pourrait bien nuire à la cohésion du groupe.

Bien entendu, à travers les yeux des marcheurs est décrit le monde qu’ils traversent et l’on découvre au fur et à mesure du récit une nature bien étrange où les méduses volent au milieu des nuages et dans laquelle d’étranges amas de matières altèrent toute matière vivante passant à travers eux.
On y découvre aussi les engins construits par les autres voyageurs et qui se servent du vent pour se déplacer, mais également grâce à un système de sirènes leur permettant de repérer les ports où ils peuvent s’amarrer.

J’aimerais parler davantage de cette œuvre, mais je crains vous avoir déjà gâché une bonne partie de la découverte aussi vais-je m’arrêter ici.

Cela dit, comme d’habitude j’espère vous avoir donné envie de lire ce livre et sur ce je vous laisse, je dois aller me planquer dans ma Cave car un furvent arrive.

dimanche 29 avril 2018

New-York dans la Brume


Il était une ville qui s’appelait New-York, mais ça, c’était avant qu’elle ne s’effondre et ne soit remplacé par une copie d’elle-même reliée à l’Alter-Monde.
Désormais recouverte d’une brume dense on l’appelle Hellsalem’s Lot. Lieu mystérieux et dangereux où les humains côtoient chaque jour des créatures bizarres, grotesques, terrifiantes et où l’on dit que des miracles peuvent se produire.
Dans cette poudrière d’arcanes inconnus où le moindre faux-pas pourrait changer la Terre entière en vaste brouillard plein à ras-bords de monstres avec beaucoup trop de dents pour l’appréciation humaine, la société secrète Libra lutte pour maintenir ce fragile équilibre.


Voilà un manga qu’il est bien placé sur mon échelle d’appréciation. Il s’agit de Blood Blockade Battlefront (ou B3 pour faire court) une œuvre écrite et dessinée par Yasuhiro Nightow qui est également à l’origine de la série Trigun ainsi que du design des personnages de la série de jeux Gungrave.

On y suit les péripéties vécues par Leonardo Watch, un jeune homme fraîchement arrivé à Hellsalem’s Lot pour trouver le moyen de rendre la vue à Michella, sa sœur handicapé motrice, car il se sent responsable de cette perte.
En effet, lors d’un voyage en famille dans la région de l’ancienne New-York, pour espérer obtenir un miracle et donner à leur fille l’usage de ses jambes, une mystérieuse entité a proposé un marché à Leonardo et sa sœur, l’un d’eux obtiendrait les Yeux des Dieux et l’autre perdrait la vue.
Sans hésiter, Michella a sacrifié ses yeux pour son frère. Désormais détenteur de ces globes oculaires aux pouvoirs immenses, Leonardo intègre Libra par le plus grand des hasards et prend part à leur lutte tout en cherchant un moyen de guérir sa sœur.


Ouah ! Je me suis un peu laissé emporter, mais j’estime qu’il est nécessaire de dire tout ça pour poser les bases de ce manga. Je l’aime vraiment beaucoup et pour un grand nombre de raisons.

Tout d’abord on retrouve des créatures diverses que ça soit des monstres avec des inspirations médiévales ou des aliens avec une technologie de pointe. Et pour cause, l’alter-monde est le point d’origine de tous ces mythes et autres légendes urbaines. On y retrouve par moment un style assez Lovecraftien (Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, je fais référence à l’univers littéraire de Howard Phillips Lovecraft dont je parlerai sûrement à l’avenir)

Ensuite, si je devais parler d’un seul personnage (ce que j’espère ne jamais avoir à faire parce qu’ils sont tous intéressants selon moi) ce serait Leonardo « Leo » Watch. Lorsque commence le manga, il s’agit d’un jeune homme tout à fait normal, à l’exception de ses yeux.
Sa façon de penser est celle d’un humain qui n’a jamais approché le surnaturel autrement qu’en livres et cela fait de lui une proie de premier de choix pour les prédateurs de Hellsalem’s Lot.
Une des questions tout au long du manga se résume à savoir s’il sera en mesure de conserver sa normalité sans mourir ou bien s’il va sombrer dans la folie.

De plus, bien que membre de Libra une organisation combattant quotidiennement les monstres et plus particulièrement les hématociens (l’équivalent de nos vampires, mais en bien BIEN plus énervé que ce soit au niveau de leurs pouvoirs ou de leur résilience face aux blessures), il n’est pas un foudre de guerre lui-même et tient davantage le rôle d’un observateur.
Et c’est ce point que j’aime beaucoup dans le système narratif, on observe la ville en compagnie de Leo et de son pouvoir lié à ses yeux, une sorte de mise en abyme de l’observateur.


Bref, je pense que vous l’avez compris, j’aime ce manga et il aura toujours une place spéciale dans ma bibliothèque.


Il a d’ailleurs bénéficié d’une adaptation animée en deux saisons qui est justement ce qui m’a donné envie de lire l’œuvre originale, car bien que la première saison de la série (je n’ai pas encore vu la seconde) reprenne certains points de l’intrigue, elle possède un scénario original qui m’a beaucoup plu.

Si vous vous lancez dedans, je vous souhaite d’y trouver un univers qui vous plaira. Sur ce je vous laisse, je crois avoir vu de la brume sortir d’une fissure dans ma Cave.