dimanche 8 juillet 2018

Un Mariage Étrange


« Jusqu’à ce que la mort nous sépare ! » Tels sont les mots avec lesquels la jeune Haruka Toyama termine son contrat désespéré avec l’épéiste Mamoru Hijikata. C’est ainsi que débutent les aventures du tandem formé par une jeune fille recherchée à cause de son don de précognition et un expert du sabre aveugle membre d’Elements Network, un réseau clandestin formé par des victimes souhaitant se venger des criminels.
Il s’agit également du titre de ce manga scénarisé par Hiroshi Takashige et dessiné par Double-S.

Le court résumé que je viens d’en faire peut être assez trompeur car l’action se déroule à une époque contemporaine à la nôtre et exploite certains principes théoriquement applicables dans notre société tels que les ordinateurs quantiques ou encore une lame dont le revêtement monomoléculaire lui permettrait de couper presque n’importe quelle matière sans effort.
Et c’est que j’apprécie dans cette œuvre, la science-fiction basée sur de la science réelle, car bien sûr, même si ces principes peuvent-être appliqués, il n’empêche qu’ils sont romancés et que le manga prend des libertés manifestes par rapport à la réalité.

Les dessins sont, sans surprise, le second point d’intérêt de la série, la précision de Double-S et de ses assistants me procure un grand plaisir lorsque je lis les tomes et une de mes planches favorites nous donne un visuel ou les graphismes habituels laissent graduellement place à ce que « voit » Mamoru à travers le système qui remplace ses yeux blessés.

Au fur et à mesure que progresse l’histoire, nombre des personnages vont être impliqués dans la traque de Haruka, que ce soit des terroristes, des militaires, des agents de polices ou des tueurs. Les factions antagonistes se serviront parfois même de civils en tant que leviers afin de soumettre la jeune fille.

J’ai bien peur de ne pas être en mesure de développer davantage cet article et j’en suis désolé. Sur ce je vous laisse et je retourne dans ma Cave, j’ai un briefing avec mon organisation paramilitaire.

dimanche 24 juin 2018

Personne N'Attend l'Inquisition de l'Empereur-Dieu


Lorsque l’Imperium de l’Empereur Dieu de l’Humanité est mis en danger par des créatures extra-terrestres, le seul rempart contre l’invasion n’est autre que la chambre militante de l’Ordo Xeno appartenant à l’Inquisition.


C’est donc ainsi que l’Inquisiteur Gudran… Gondru… Gurandhilzervinansander (que nous appellerons Machin pour des raisons pratiques évidentes) se retrouvera accompagné de quatre Space Marines de chapitres différents afin d’enquêter sur des troupes aliens patrouillant dans les étages inférieurs de la cité-ruche d’Équinoxe IV. Mais est-ce vraiment aussi simple que ça ?

Voilà le pitch de base de la fiction sonore 40k Deathwatch créée par Anubis.


Alors, vous avez pu lire dans le paragraphe précédent de nombreux termes que vous n‘avez pas compris, je vais tâcher de développer au mieux certains d’entre eux, même si je ne pourrais pas être exhaustif car l’univers de Warhammer 40,000 est vaste et très détaillé.

Les Space Marines sont le bras armé de l’empire humain dirigé par l’Empereur Dieu, imaginez des croisés chrétiens de deux mètres de haut, modifiés génétiquement, installés dans des armures de haute technologie et utilisant des pistolets tirant des balles de calibre .75 pour les plus petites.
Ces soldats fanatisés sont divisés en chapitres, en d’autres termes en régiments, chacun dirigé par les préceptes de son fondateur.

Un cité-ruche est une ville titanesque dont la construction s’est effectuée à la verticale en se servant des bâtiments comme base, plus on est proche du sol de la planète, plus les quartiers sont pauvres et/ou dépeuplés.

Hormis pour certains termes, un des gros points forts de cette saga est que l’auteur explique ce qui est à savoir, ce qui rend l’approche par des néophytes plus facile.
Le second point fort est l’humour porté par les personnages que je vais présenter :

Vicconius, un jeune membre du chapitre des Blood Angels, comme tous ses frères d’arme c’est une émo-gothique jusqu’aux racines des cheveux. Il est également inexpérimenté, ne connaît pas certaines races aliens qu’il combat et est défoncé aux drogues de combat H24.

Fulfgar, un Space Wolf (plus ou moins des vikings de l’espace), personne ne comprend sa façon de s’exprimer au premier abord, mais avec l’habitude, déchiffrer ses jappements est plus simple. Incapable de se présenter sans lister ses faits d’armes, il ne fait pas non plus preuve d’une intelligence de prix nobel.

Yamael, comme tous les Dark Angels, il parle peu, est très psychologue et a une tendance à s’accrocher avec le premier Space Wolf qui passe. S’il n’affirmait pas le contraire aussitôt après, on pourrait croire que la moitié de son chapitre a trahi l’Imperium.

Bethor, un membre de la seconde escouade de la cinquième compagnie Ultra Marine, l’escouade la plus glorieuse de la compagnie la plus glorieuse du plus glorieux des chapitres des Space Marines. Incapable d’ouvrir la bouche sans parler de gloire, il se réfère toujours au livre écrit par le fondateur de son chapitre et le considère comme une vérité absolue.

Tout ce petit monde est dirigé par l’Inquisiteur Machin (oui j’ai la flemme de taper son nom une seconde fois), un homme d’une foi infaillible envers l’Empereur-Dieu et dont l’obsession n’est autre que de purifier l’univers des hérétiques, des xenos, des impurs et des manifestations chaotiques. Cela va sans dire, mais il ne supporte pas que l’on écorche son nom.


Enfin, j’aime beaucoup les musiques qui accompagnent très bien le scénario et mettent l’auditeur dans l’ambiance.

Si vous souhaitez découvrir cette saga, je vous invite à suivre ce lien, et sur ce je retourne dans ma Cave, je dois aller prier l’Empereur-Dieu de l’Humanité.

dimanche 10 juin 2018

Classe Verte en Mode Survie

Sept enfants et un robot se retrouvent abandonnés sur une planète déserte suite à un incident lors d’un voyage scolaire à bord d’un vaisseau spatial.
Commence alors pour eux une lutte afin de survivre en attendant de pouvoir contacter les secours d’une manière ou d’une autre.

En quelques lignes, voilà le résumé de la série « Uninhabited Planet Survive » (ou « Mujin Wakusei Survive » pour le nom original) datant de 2003 et dont le scénario ressemble par moment à celui du livre de Jules Verne intitulé « Deux ans de vacances » où un groupe d’enfants échoue sur une île déserte et doit s’organiser pour sa survie.

Bien évidemment l’entente ne sera pas toujours aisée et des moments de conflits amèneront presque à la séparation du groupe.
Mais leur coopération est essentielle car chacun d’eux possède des capacités faisant de l’ensemble une mécanique théoriquement bien huilée.

Ainsi, Luna, la jeune fille qui sert de plus ou moins de centre à la narration, a des capacités de leadership innées.
Sharla, la plus timide du groupe, n’en reste pas moins une personne possédant un bon contact avec les animaux.
Menori, bien que stricte au premier abord, elle se révèle être une personne de confiance, elle prend la position de chef lors des absences de Luna,
Bell, malgré sa trop grande gentillesse et son manque de confiance en lui, est une force de la nature possédant des compétences de survie enseignées par son père qui était un colon spatial.
Howard, le fils de famille riche, est particulièrement arrogant mais change au cours de la série pour devenir un ami digne de confiance, il va jusqu’à s’entraîner à l’arc pour servir le groupe avec plus d’efficacité.
Shingo, le plus jeune, est un génie de l’électronique, il est celui qui aura l’idée d’essayer de remettre en marche le système de communication de la navette dans laquelle ils se sont écrasés.
Enfin, Kaoru, le loup solitaire du groupe, est le meilleur chasseur ainsi que le seul qui soit réellement en mesure d’affronter les dangers autant sur le plan mental que physique. Sa tendance à s’isoler jouera des tours au groupe.

Je ne sais quoi dire d’autre sans trop en révéler, je vous souhaite de passer un bon moment devant cette série si vous décidez de la regarder.
Sur ce, je vous laisse, je dois aller vérifier que mes outils de survivalistes sont bien rangés dans ma Cave.

dimanche 27 mai 2018

L'Épopée de l'Aventurier aux Cheveux Rouges


Dans un monde très ressemblant au nôtre, il est un homme que sa soif d’aventures et de découverte ont poussé à aller dans les recoins les plus éloignés de la terre pour en découvrir les secrets. Partout où il passe, ses cheveux, d’un roux flamboyant, attirent les regards. Cet homme se nomme Adol Christin.
Il s’agit du protagoniste de la série de jeux Ys développés par la société Falcom.

Dans cette saga, nous suivons le jeune homme dans son périple autour du monde et les découvertes qu’il y fait. Il croisera ainsi la route de peuples que l’on croyait disparus  et vaincra des menaces dont le souvenir s’est perdu dans les méandres de leurs propres légendes.

Ainsi, dans les deux premiers volets de la série, il se retrouvera à chercher l’île légendaire d’Ys et à lever la malédiction pesant sur la contrée d’Esteria (région basée sur la Baie de Douarnenez).
Je pourrais continuer, mais lister tous les jeux deviendrait assez long et je n’ai pas joué à tous.

Sachez seulement ceci, même après sa mort, Adol a tellement marqué le monde qu’il a initié « L’Âge de la Découverte » au travers des gens qu’il a inspirés.

Cette série de jeu est connue pour son système de combat nommé le « Bump System ». Le principe est d’avancer sur les ennemis et le coup d’épée est asséné automatiquement par Adol, comme il en va de même pour les ennemis, la subtilité est de viser un point légèrement désaxé du centre de la direction dans laquelle regarde l’ennemi, son dos ou ses flancs.
Le but d’un tel système est avant tout l’accessibilité du jeu, un autre objectif  est de rendre les phases de farming (les phases où l’on massacre des ennemis à la chaîne pour gagner or/objets/points d’expérience, rayer les mentions inutiles et rajouter les vôtres si nécessaire) plus agréable en les transformant en jeu d’arcade orienté sur le score.
Je dois dire, après l’avoir essayé, qu’il y a un côté grisant à traverser des hordes d’ennemis sans prendre de dégâts (ou très peu) tout en les tuant en un coup.
Cette mécanique de gameplay a disparu avec les volets plus récents, mais reste malgré tout une des particularités les plus célèbres de cette saga.

Une autre raison pour laquelle j’aime cette série de jeux est la présence de nombreux gags répétés au cours de l’histoire, comme le fait qu’Adol commence presque toutes ses aventures par un naufrage ou que Dogi, son meilleur ami, casse un mur au point de gagner le nom de « Dogi The Wall Crusher »

Le dernier point que j’aborderai sera la musique. Les pistes sont, à mon sens, excellentes et rendent l’aventure encore plus dynamique, elles ont participé à mon sentiment de toute puissance lorsque j’ai pu taillader mes ennemis à la chaîne.
C’est d’ailleurs en entendant une des musiques du remake du troisième jeu que je me suis intéressé à Ys.

C’est donc tout pour cet article, j’espère vous avoir intéressés et sur ce, je retourne dans ma Cave, j’ai quelques cartes du monde qui me semblent incomplètes.

dimanche 13 mai 2018

Marcher, Contrer le Vent


Dans un monde cinglé par des vents d’une violence parfois inouïe, une équipe de vingt-trois hommes et femmes décide de marcher à contrevent pour en découvrir sa source. Tel est le but de la Horde.

Et tel est également le court résumé de la Horde du Contrevent, roman mélangeant Science-Fiction et Heroic Fantasy issu de l’imagination d’Alain Damasio.


Nous suivons, au cours de l’aventure, les points de vue de chacun des vingt-trois membres de la Horde et quand je dis chacun des membres, je n’exagère en rien
Ils possèdent chacun leur façon de penser et de s’exprimer, et ont tous un symbole distinctif affiché en début de paragraphe lorsque vient leur tour de parler. Ce qui, en mon humble opinion, relève du tour de force en terme d’écriture.
Chacun d’entre eux a une mission bien spécifique, l’un sera en charge de décrypter les vents, une autre devra s’occuper du feu, celui-ci répare les outils, celle-ci cherche l’eau, etc…

Ils font preuve d’une discipline et d‘une coordination parfaite, il suffit que Golgoth, leur chef, hurle un ordre pour qu’il soit aussitôt exécuté.
Cet esprit d’équipe est extrêmement important lorsqu’ils font face à un furvent, la forme du vent la plus violente qu’ils connaissent devant laquelle tout est emporté, humains comme maisons.
Mais cela sera-t-il suffisant pour atteindre l’extrême-amont renfermant, ils l’espèrent, le secret du vent alors que trente-trois hordes se sont déjà succédées auparavant sans jamais y parvenir ?

J’aime beaucoup ce livre mêlant admirablement des éléments de science-fiction et le d’heroic fantasy. De par sa narration à travers différents points de vue on obtient une vision globale des motivations de chaque personne composant le groupe et il apparaît que tous ne sont pas impliqués au même degré, et cela pourrait bien nuire à la cohésion du groupe.

Bien entendu, à travers les yeux des marcheurs est décrit le monde qu’ils traversent et l’on découvre au fur et à mesure du récit une nature bien étrange où les méduses volent au milieu des nuages et dans laquelle d’étranges amas de matières altèrent toute matière vivante passant à travers eux.
On y découvre aussi les engins construits par les autres voyageurs et qui se servent du vent pour se déplacer, mais également grâce à un système de sirènes leur permettant de repérer les ports où ils peuvent s’amarrer.

J’aimerais parler davantage de cette œuvre, mais je crains vous avoir déjà gâché une bonne partie de la découverte aussi vais-je m’arrêter ici.

Cela dit, comme d’habitude j’espère vous avoir donné envie de lire ce livre et sur ce je vous laisse, je dois aller me planquer dans ma Cave car un furvent arrive.